33 à 43 L'Eternel abaisse le méchant et relève le misérable.
Maintenant que les tempêtes sont passées et qu'Israël est arrivé au port désiré, le psalmiste jette un regard sur cette terre de son peuple, autrefois si fertile, aujourd'hui aride (verset 34), mais que Dieu va transformer de nouveau. Comme dans les strophes précédentes, tous les verbes sont ici au passé. Il semble que le psalmiste continue à raconter un événement déjà accompli. Et peut-être a-t-il en effet présent à l'esprit plus d'un épisode du séjour d'Israël en terre étrangère (voir versets 35 et 39, notes). Mais il nous semble évident que s'il les rappelle, c'est pour que chacun tire de ces événements la leçon qu'ils renferment pour le moment présent (verset 43). On comprend que la nature même de cette partie finale du psaume ne se prête pas au refrain des quatre strophes précédentes.
Il a changé les fleuves en désert : même expression Esaïe 50.2. On sait combien l'aspect de la Palestine a varié, suivant les destinées du peuple de Dieu.