Il fait des nuées ses chariots. Les images se modifient, dans leur succession rapide, ce qui suffit pour nous montrer que le psalmiste lui-même n'y voit que des comparaisons insuffisantes, toutes grandioses qu'elles soient. Les nuées apparaissent maintenant, dans leur course rapide, comme le char de l'Eternel.
Il fait des vents ses anges. Cette traduction, généralement admise, offre un sens qui se rattache très naturellement au verset précédent et à tout l'ensemble de la strophe : L'Eternel fait de la lumière son vêtement, du ciel sa tente, des nuées son char, des vents qui les emportent ses serviteurs, des flammes de feu qui en jaillissent ses messagers. Cependant les Septante traduisent : Il fait de ses anges des vents et de ses serviteurs des flammes de feu ; leçon qui oblige à prendre le mot anges dans son sens propre et non dans le sens figuré de messagers ou serviteurs. D'après cette traduction, le psalmiste rappellerait ici l'autorité absolue avec laquelle Dieu dispose des anges, pour agir sur la nature, et la prompte obéissance avec laquelle ils exécutent les ordres reçus. L'épître aux Hébreux adopte la traduction des Septante, pour faire ressortir l'infériorité de la position des anges vis-à-vis du Fils, auquel elle applique au contraire cette parole : Ton trône, ô Dieu, est éternel... (Hébreux 1.7-8).