Que les pécheurs soient retranchés... Nous dirions : Que le mal soit retranché, lui qui couvre d'une tache si horrible l'uvre de l'Eternel, et que le pécheur soit sauvé ! Cette pensée n'est du reste pas étrangère à l'Ancien Testament (voir entre autres Psaume 103). Il est évident qu'il est question ici des pécheurs qui veulent le rester, de ceux dont le Seigneur lui-même annonce la destruction (Matthieu 24.51 ; 25.46 ; comparez 1Thessaloniciens 5.3).
Louez l'Eternel, hébreu : Alléluia ! Ce cri d'adoration apparaît pour la première fois à la fin de ce beau psaume, mais il devient de plus en plus fréquent dans les psaumes des quatrième et cinquième livres. Comme on ne le trouve dans aucun des cantiques les plus anciens des premiers livres, il se peut qu'il ne soit devenu d'un usage courant que dans les derniers siècles de l'histoire d'Israël, ce qui assignerait aux psaumes qui le contiennent une date relativement récente. L'auteur a emprunté au Psaume 103, plus ancien, le premier et le dernier mot de son cantique : Mon âme, bénis l'Eternel ! célébrant ainsi le Dieu Créateur de la même manière que l'on avait célébré le Dieu Sauveur.