11 à 14 L'infinie grandeur de la grâce divine. Les compassions divines.
Après avoir considéré les effets de la grâce divine dans sa propre expérience et dans celle d'Israël, le psalmiste en vient à la considérer en elle-même, et le contraste qu'il a constaté entre la gravité du péché de l'homme et la modération du châtiment divin (verset 10) semble lui dévoiler des perspectives infinies, où plonge son regard.
Autant les cieux sont élevés... Il en est de la grâce de Dieu comme de la hauteur des cieux, qui ne se peut mesurer ; comme les cieux également, elle couvre et embrasse la terre entière dans son immensité.
Autant est grande..., littéralement : autant est puissante sa gratuité. Toutefois elle ne manifeste sa puissance et son efficace qu'en ceux et pour ceux qui le craignent, pénétrés du sentiment de leur petitesse et de leur indignité.
Regarde le ciel ; partout, de tous côtés, il enveloppe la terre ; il n'existe pas une parcelle de terre qui n'en soit recouverte. Quand le ciel cessera de recouvrir la terre, alors Dieu cessera de protéger ceux qui le craignent (Saint Augustin).
Esaïe parle aussi de la distance entre le ciel et la terre, pour faire ressortir le contraste entre les pensées égoïstes de l'homme et les pensées miséricordieuses de l'Eternel (Esaïe 55.7-9).