Affliction et consolation du peuple de Dieu.
C'est ici la complainte d'un Israélite dont la souffrance se confond avec celle de son peuple. Sion est en ruines (versets 14 et 15), Juda est exilé (verset 11). Après l'exposé de la triste situation du suppliant (versets 1 à 12), le langage de la foi se fait entendre. L'Eternel demeure à perpétuité ; donc son peuple ne saurait périr ; par son relèvement, Dieu se glorifiera aux yeux de toutes les nations (versets 13 à 23). Les derniers versets du psaume résument à la fois la complainte et la consolation de l'exilé (versets 21 à 29). Ce psaume fait de nombreux emprunts à d'autres psaumes ou à des livres prophétiques, spécialement à la seconde partie d'Esaïe.
1 à 12 Complainte.
Prière d'un affligé. Cette suscription n'a pas, comme d'autres, pour but de faire connaître l'origine du psaume, mais bien plutôt d'indiquer dès l'entrée dans quelle situation d'esprit ce cantique peut être lu avec profit.