Vux et projets d'un roi pieux.
Ce sont ici les vux d'un roi, et son plan de conduite ; aussi Luther a-t-il pu intituler ce psaume : Le miroir du règne de David. Que ce roi soit bien David, cela est admis, sinon de tous, du moins de plusieurs commentateurs peu enclins du reste à accepter les données de la tradition. Le moment de la vie de David où se place le plus naturellement, nous semble-t-il, la composition de ce psaume est l'époque où l'arche allait être introduite à Jérusalem, la ville de l'Eternel (verset 8, comparez verset 2). C'était là, pour David, comme un nouveau commencement de règne, et la présence de cette arche, que la mort d'Uzza et les bénédictions accordées à Obed-Edom avaient rendue à la fois si redoutable et si précieuse (2Samuel 6.1 et suivants), faisait sentir plus que jamais au roi ce que l'Eternel attendait de lui et de ceux qu'il associerait à son administration.
La première strophe (versets 1 à 4) exprime les résolutions que le roi prend, en ce qui concerne sa propre conduite ; la seconde (versets 5 à 8) indique ce qu'il exigera de son entourage.
1 à 4 Le roi lui-même.
Je chanterai la bonté et la justice. C'est à ces deux perfections du monarque suprême que regardera le roi, pour s'y conformer (Psaumes 89.15), et, au lieu de célébrer sa propre puissance, il consacrera ses chants à toi, Eternel.