Madianites ; hébreu : Medanim, les fils de Médan, frère de Madian. Les deux familles s'étaient probablement fondues en une seule. Comparez 25.2, note.
Le vendirent. Voilà Joseph esclave ; c'est absolument l'opposé de ses songes, et c'est cependant ce qui conduira à leur réalisation.
Potiphar, dans les LXX : Pétéphrès ; en égyptien, ce serait Pétiphra, c'est-à-dire : consacré à Phra, ou Ra, le dieu du soleil, qu'on adorait surtout à On, ou Héliopolis (comparez 41.45). On a retrouvé sur les monuments les noms analogues de Pétisis : consacré à Isis, et de Pétammon : consacré à Ammon.
Officier de Pharaon, littéralement : eunuque (saris). Il est probable que ce terme, employé encore dans la suite pour désigner le chef des échansons et le chef des panetiers, avait perdu dans l'usage son sens primitif et était devenu synonyme d'officier de la cour.
Chef des gardes ; proprement chef des exécuteurs, de ceux qui étaient chargés d'exécuter toutes les sentences du roi et des tribunaux. On l'appellerait en langage moderne : ministre de la justice et de la police.
Comme tel, il avait la surveillance de la prison d'Etat (40.3). Dans les inscriptions égyptiennes, un dignitaire semblable est appelé : les deux yeux du roi de la Haute-Egypte, les deux oreilles du roi de la Basse-Egypte. Nous savons par les monuments égyptiens que, dès les temps les plus reculés, la police était très bien organisée en Egypte et comptait un grand nombre de fonctionnaires de tous les degrés.