17-19. Sentence d'Adam.
C'est la première fois que le nom d'Adam est employé sans article et comme nom propre du premier homme ; cela vient sans doute de ce qu'il est pris ici à partie personnellement et en le distinguant d'avec la femme.
Les mots : parce que tu as écouté la voix de ta femme, rappellent l'excuse articulée par Adam (verset 12) et la déclarent non recevable.
L'arbre dont je t'avais dit. Cette circonstance n'avait pas été rappelée dans la sentence précédente ; elle l'est ici parce que c'est Adam qui a entendu la défense de Dieu.
Deux punitions sont infligées à Adam, et par là même indirectement aussi à la femme : le labeur du travail manuel et la mort. Comme dans la sentence précédente, elles correspondent exactement à la faute : Tu as péché en mangeant ce que tu ne devais pas, tu seras puni en étant obligé de te procurer péniblement tes aliments ; tu as désobéi pour devenir comme Dieu, tu deviendras poussière.
Le sol est maudit à cause de toi. Dieu ne maudit pas l'homme lui-même, mais seulement le sol qui le nourrit. Nous ne savons ce que serait devenue la terre si l'homme n'avait pas péché ; elle se fùt sans doute transformée par les soins de celui-ci et par la bénédiction du ciel en un vaste et riche paradis. Au lieu de cela, ses productions naturelles sont plutôt un inconvénient qu'un avantage pour l'homme (épines et chardons) ; et quand, privé des fruits du jardin, il aura besoin de nourriture, il devra la tirer lui-même du sol en l'arrosant et le labourant péniblement, et en défendant ses champs contre les ronces et les épines.