L'âme de toute la vie chrétienne, c'est croire et aimer.
Telle est la volonté souveraine de Dieu envers l'homme, (Jean 6.40) ce que Jean appelle le commandement qu'il nous a donné, ces mots se rapportent probablement au commandement de l'amour fraternel, que Jésus a répété avec insistance à ses disciples dans les entretiens de la chambre haute. (Jean 13.34 ; 15.12,13)
En un sens, il faut convenir que ni la foi ni l'amour ne se commandent, mais quand on considère que l'objet de la foi c'est le nom du Fils de Dieu, Jésus-Christ, le Sauveur dont notre âme a un si profond besoin et que Dieu "marqué de son sceau," pour que tout homme le reconnaisse et mette en lui sa confiance ; que l'incrédulité à son égard est une révolte intérieure contre le Saint de l'Eternel et une méconnaissance aveugle de ce qu'il faut à un pauvre pécheur, (Jean 16.9) on conçoit que la foi soit aux yeux de Dieu un acte moral qu'il peut commander, et Jean ne fait guère que répéter ici une parole profonde de son Maître. (Jean 6.29)
Quant à l'amour, fruit nécessaire de la foi, l'amour dont l'objet est "Celui qui nous a aimés le premier" et, en lui, nos frères, qui sont nés de lui, un tel amour peut d'autant plus être commandé à l'homme, que l'absence de cet amour n'est en lui qu'une coupable ingratitude ajoutée à tous ses péchés.
- Ces deux commandements sont placés ici dans leur ordre naturel : ce n'est qu'en croyant véritablement en Jésus-Christ que nous parvenons à nous aimer les uns les autres.