En esquissant les destinées de l'humanité, de la chute à la rédemption, l'apôtre n'avait mentionné qu'incidemment (verset 13) la loi, qui avait joué cependant un rôle important dans la préparation du salut. (comparez Galates 3.19 et suivants)
Voici comment il caractérise ce rôle.
La loi (la loi que Dieu avait donnée à Israël par l'entremise de Moïse et non la loi de la conscience), est intervenue (grec entrée en passant à côté) dans ce règne de la mort, qui avait pour cause le péché, et qui s'étendait sur toute l'humanité, d'Adam à Christ. Elle est intervenue, afin que la faute abondât que la faute d'Adam, dont les effets ont été exposés, portât encore plus de fruits de mort, et que l'homme, prenant conscience de toute sa misère, aspirât d'autant plus ardemment au salut. (Romains 3.20 ; 1Corinthiens 15.56)
L'apôtre reviendra plus tard à cette pensée, (Romains 7.7 et suivants) mais pour montrer que la loi fait abonder le péché en tout pécheur, parce qu'elle excite la convoitise et pousse à la désobéissance.
- Où le péché a abondé.
La plupart voient dans l'humanité en général ce domaine où le péché a abondé. Quelques-uns pensent qu'il s'agit uniquement du peuple d'Israël, au sein duquel, par l'effet de la loi, le péché a pris le caractère de révolte et a abouti au rejet du Messie envoyé de Dieu.
Toutefois la grâce n'a pas surabondé seulement en Israël, mais dans l'humanité entière. C'est ce qui ne permet pas de limiter à Israël la sphère où le péché a abondé. Il a abondé partout où la loi a fait sentir directement ou indirectement son effet, en premier lieu sans doute dans le peuple à qui la loi avait été donnée.
- La grâce a surabondé en exerçant une action supérieure en puissance à celle du péché. (comparez versets 15,17, notes)