Il ne faut pas conclure de ce verset que jusqu'alors il n'y avait pas eu sur la terre de saisons distinctes ; le jour et la nuit avaient été séparés et il y avait eu des semailles et des récoltes. Ce que Dieu promet, c'est que cet ordre de la nature. après avoir été bouleversé pendant cette dernière année par le déluge, ne sera plus troublé.
Tant que la terre durera : elle ne durera pas toujours.
Ne cesseront point. Comparez Jérémie 31.35-36. Le déluge avait été pour la nature et pour Noé et les siens un hiver, et en quelque sorte une nuit d'une année. Dieu promet que les saisons et les jours vont avoir de nouveau leur cours régulier. On voit combien il est faux de refuser à la Bible la notion des lois de la nature ; elle affirme au contraire la régularité de ces lois dès ses premières pages.
Ce passage est remarquable en ce qu'il affirme la longue durée du déluge, qui avait interrompu même l'ordre des saisons ; et cependant il se trouve dans le récit jéhoviste, auquel les critiques modernes attribuent en général l'idée que le déluge n'a duré que deux à trois mois.