Généalogie élohiste
Ce morceau nous présente brièvement le développement de la race élue, d'Adam à Noé. Les deux premiers versets sont le résumé de la fin du chapitre 1, et la forme du verset 1 rappelle 2.4, ce qui nous confirme dans l'opinion que notre chapitre 5 appartenait au document élohiste.
Cette répétition abrégée du récit de la création de l'homme était sans doute placée ici dans le récit élohiste comme préambule de la généalogie de la branche séthite, généalogie qui, d'après toutes les analogies subséquentes, devait être précédée de celle de la race rejetée, celle de Caïn.
En outre, il est peu probable que dans le document élohiste il ne se soit pas trouvé un récit de la chute, car l'état de l'humanité décrit dans ce qui suit, ce refrain, il mourut, tombe comme un lourd marteau sur chacune des générations subséquentes, l'enlèvement d'Hénoc encore jeune, tout cela montre quel changement s'était opéré depuis le moment où Dieu avait dit, d'après ce même document, que tout était très bon (1.31 ).
On a donc pas le droit d'affirmer que l'auteur du document élohiste se faisait des temps primitifs une tout autre idée que le jéhoviste.
Dans cette généalogie, rien absolument ne frappe l'imagination ; le récit monotone de la naissance et de la mort des patriarches n'est interrompu que deux fois pour faire place à la mention d'un fait particulier : versets 22 à 24 et 29. Ce n'est pas ainsi que crée la légende ; nous nous trouvons en face de la tradition sous la forme la plus sobre que l'on puisse concevoir.
Le livre. Le mot hébreu sépher ne désigne pas toujours, comme notre mot français, un ouvrage considérable ; il est appliqué dans Deutéronome 24.1 à la lettre de divorce. Ici, il ne se rapporte qu'au document généalogique qui suit.
De la postérité, en hébreu : tholedoth. Voir à 2.4
A la ressemblance. L'auteur résume les deux expressions qu'il avait employées 1.26, car nous trouvons ici la préposition be, qui accompagnait le premier substantif, et le second substantif, demouth.