L'un d'eux ouvrit son sac. Il s'agit ici du sac que chacun d'eux avait avec lui comme provision de voyage.
Il semble ressortir de ce passage comparé avec le verset 35 qu'un seul des frères ait ouvert son sac en ce moment, tandis que les autres ne l'auraient fait qu'une fois arrivés à la maison. Mais il serait peu probable qu'après que le premier avait eu une pareille surprise, les autres n'eussent pas été curieux de savoir ce qu'il en était de leur propre sac ; puis il fallait pourtant que tous donnassent à manger à leurs ânes. Et d'ailleurs, dans le récit que les frères font plus tard à l'intendant de Joseph ils racontent qu'ils avaient tous ouvert leur sac en route (43.21).
Notre verset ne parle que de l'ouverture du premier sac, car ce fut le moment important. Quant au verset 35, il faut supposer ou bien qu'il appartient à un autre document, ou bien qu'il raconte la chose au point de vue de Jacob, qui constate avec ses fils la présence de l'argent, et qui partage leur effroi.
A l'endroit où l'on passait la nuit. Plusieurs traduisent : à l'hôtellerie. Mais les hôtelleries, et même les caravansérails, qui ne sont qu'un simple local complètement vide, n'existaient probablement pas à cette époque. Il s'agit simplement du lieu choisi comme station pour cette première nuit.
Sac. Nous avons ici en hébreu le mot amthachath, tandis qu'en général dans ce chapitre est employé le mot hébreu sak. Le mot amthachath se trouvant dans tout le chapitre suivant, qui est tiré vraisemblablement d'une autre source, il faut supposer que le rédacteur a introduit ici ce terme pour établir l'identité de cet ustensile avec le sac.