Tsaphnath-Panéach. Les LXX transcrivent ce mot Psomthomphanech, forme qui paraît être plus voisine de la forme égyptienne. Saint Jérôme le traduisait : Sauveur du monde (en copte, p-sot-om-ph-enech). Les égyptologues modernes traduisent plutôt : soutien de la vie (pe-net-em-p-anch). L'égyptologue Brugsch a proposé une autre traduction basée sur la forme hébraïque du mot : Gouverneur de la circonscription de la ville de la vie ; c'est-à-dire de la province séthroïtique, dont le chef-lieu était appelé dans la langue sacrée la ville de la vie.
Asnat. Ce nom égyptien signifie probablement : qui appartient à Néith (la Minerve des Egyptiens). D'autres l'ont rapproché du nom de femme Sant ou Snat, très fréquent dans les inscriptions, mais dont on ignore l'étymologie.
Fille de Potiphéra. Potiphéra signifie en égyptien : consacré à Ra, le dieu du soleil. Ce nom est donc probablement le même que celui de Potiphar (comparez 37.30, note), et les LXX l'ont entendu ainsi, puisqu'ils rendent les deux noms par Pétéphrès.
Ce n'est pas à dire que l'auteur ait confondu les deux personnages ; ce nom pouvait être un titre honorifique porté par plusieurs seigneurs.
Sacrificateur d'On. La ville d'On, en égyptien An, située dans la Basse-Egypte à l'entrée du Delta, fut nommée plus tard en grec Héliopolis, ville du soleil. Ce dernier nom semble être la traduction du nom sacré de cette ville. C'était le siège essentiel du culte du soleil ; c'était, là qu'était le plus vénéré des trois collèges de prêtres de l'Egypte (On, Thèbes et Memphis).
Il y avait dans les temples de la ville et sur les places qui les entouraient un grand nombre d'obélisques (images des rayons solaires), dont l'un, en granit rouge, est encore debout aujourd'hui ; il date de la douzième dynastie, et est ainsi antérieur à Joseph. Voir encore Esaïe 19.18-19, notes.
En faisant entrer Joseph dans la classe des prêtres par ses fonctions et par son mariage et en changeant son nom, Pharaon faisait de lui un Egyptien.