Enhardi par cette déclaration, Jacob ose demander à celui qu'il tient encore embrassé quel est son nom. Il sait bien maintenant à qui il a affaire ; cette fin du récit le montre clairement. Pourquoi donc cette question ? Comme il a été béni par son nom, il veut remercier aussi son interlocuteur par son nom. Et ce nom lui révélera le mystère suprême, l'essence de cet. être qu'il presse dans ses bras comme un homme et qu'il sait être Dieu lui-même.
La question reste sans réponse Jacob doit demeurer sous l'impression du mystère qui plane sur toute cette scène. Le moment n'est pas encore venu de donner aux hommes la pleine révélation qui nous est accordée dans la connaissance de l'Homme-Dieu.
Comparez un refus semblable Juges 13.18.
Il le bénit là. A la notion du lieu s'unit dans cette expression celle du temps : on pourrait presque dire : Il le bénit sur-le-champ. C'était le résultat voulu de cette lutte. Ce n'était pas pour le faire périr, mais pour le purifier et le sauver que Dieu s'était approché de lui en ennemi.