La conduite d'Abraham est plus coupable encore qu'elle ne l'avait été en Egypte (12.11-16). Comment l'humiliation qu'il avait subie, dans cette circonstance n'empêche-t-elle pas le retour d'une telle faute ? Comment a-t-il le courage d'exposer Sara à un pareil danger, après que Dieu vient de lui annoncer qu'elle mettra au monde avant la fin de l'année le fils de la promesse ?
On a également peine à comprendre que Sara à l'âge de quatre-vingt-dix ans (17.17), ait pu allumer la passion d'Abimélek. Ce sont ces difficultés qui ont engagé plusieurs interprètes à ne voir ici qu'un second récit du fait raconté au chapitre 12, fait qui se serait passé beaucoup plus tôt.