9-10. L'alliance est traitée conformément à un usage humain. Chez les Chaldéens, les Grecs et les Macédoniens, aussi bien que chez les Israélites, les deux personnes qui contractaient un traité d'alliance très solennel, passaient entre les deux moitiés d'un animal ou de plusieurs animaux ; ce qui indiquait deux choses :
- la première, que de même que ces deux moitiés appartenaient au même corps, les deux parties contractantes étaient désormais comme unies en un seul être.
- la seconde, que si l'une violait son engagement, elle serait traitée comme cet animal partagé en deux. Comparez Jérémie 34.18-19
Cet usage a donné lieu au terme couper, frapper l'alliance, qui se trouve en hébreu, en grec et en latin.
Pour fortifier la foi d'Abraham, Dieu consent à se soumettre lui-même à cette manière tout humaine de traiter alliance. Les animaux choisis dans cette circonstance sont ceux-là mêmes que la loi désignera plus tard comme pouvant, être offerts en sacrifice ; il parait, que, de toute antiquité, ils avaient servi aux actes sacrés.
De trois ans, c'est-à-dire dans la plénitude de leur force ; il est peu probable qu'il faille penser ici au symbolisme du chiffre trois comme nombre sacré.
Il ne partagea pas les oiseaux. Comme ils étaient très petits, il en mit sans doute un de chaque côté.