L'Arvadien. Ce nom se retrouve dans Ezéchiel 27.8, où il désigne un peuple fournissant d'habiles navigateurs. Ce doit être le peuple mentionné souvent à côté des Tyriens et des Sidoniens chez les auteurs anciens sous le nom d'Aradiens et dans les inscriptions assyriennes sous celui d'Arvada. Ils subsistèrent après la chute de Tyr et de Sidon et occupèrent pendant un temps toute la côte de la Phénicie ; voir encore Ezéchiel 27.8, note.
Le Tsémarien. Les écrivains anciens parlent d'une forteresse nommée Simura, située au pied du Liban, au sud-est d'Arad. Une ville de Simir se trouve souvent mentionnée dans les inscriptions assyriennes à côté d'Arka.
Le Hamathien. Le pays et la ville de Hamath sont souvent mentionnés dans l'Ancien Testament. C'était la frontière normale des Israélites du côté du Nord. (Nombres 34.8 ; Josué 13.5 ; Juges 3.3) mais cette frontière ne fut atteinte que sous Salomon et Jéroboam II. (Voir Esaïe 10.9 ; Amos 6.2 ; Zacharie 9.2, notes)
Les familles des Cananéens s'étendirent : localement, par des colonies ou des conquêtes. Il est fort probable que les Cananéens, quoique venant du Sud ou du Sud-Est (comparez la note sur Canaan, verset 6), sont, comme Abraham, entrés dans le pays par le Nord ; c'était, en effet, la route habituellement suivie pour éviter le désert de Syrie.
Etablis d'abord dans les environs de Sidon, le premier nom indiqué dans notre liste, ils auront rayonné de là vers le Nord et vers le Sud et se seront fixés chacun dans la position géographique où nous les trouvons dans les temps historiques. Le verset suivant indique le résultat de ce mouvement pour la branche méridionale de ce peuple qui intéressait surtout l'auteur, puisque son territoire devait devenir celui des Israélites.