16 à 19 Troisième plaie : Les moustiques
La première plaie avait frappé le Nil ; la seconde était sortie de ce même fleuve, le bienfaiteur de l'Egypte ; la troisième tire son origine du sol nourricier si célèbre de ce pays.
Le mot hébreu que nous traduisons par moustique ne se trouve dans la Bible qu'à l'occasion de cette plaie ; il désigne dans le Talmud toutes les diverses espèces de petits insectes qui piquent (puces, poux, etc.). Les plus anciens interprètes l'entendent ici des moustiques qui sont encore chaque année un des fléaux de l'Egypte. Ils sortent de la poussière où ils ont déposé leurs œufs. Les voyageurs en parlent comme d'un épouvantable fléau :
L'animal le plus inaperçu et, cependant le plus terrible de la création, dit Laborde ; un seul cousin d'Egypte suffit pour mettre au supplice.
Plus petits que nos cousins, ils pénètrent jusque dans le nez et les oreilles. Comme le sol fertile de l'Egypte était personnifié dans le dieu Seb, c'est peut-être sur cette divinité que porte ce coup.