On a demandé comment, toute l'eau une fois changée en sang., les magiciens avaient pu trouver celle sur laquelle ils avaient opéré. Le verset 24, comparé avec le verset 19, répond à cette question. Les eaux souterraines n'avaient point été atteintes. C'était le fleuve, l'orgueil de l'Egypte, que Dieu voulait frapper. Aussi est-il atteint, non seulement dans son courant principal, mais dans toutes ses ramifications, canaux, étangs naturels et réservoirs artificiels.
Il est clair que l'imitation de cette plaie par les magiciens ne fut qu'une imitation en petit et, pour ainsi dire, par échantillon. Mais, même ainsi comprise, peut-elle s'expliquer par quelque moyen purement naturel ? Le charlatanisme des enchanteurs a bien pu suffire pour expliquer le premier prodige (verset 11) ; mais pour rendre compte du second et du troisième (8.7), on peut difficilement se passer d'une cause surnaturelle.
Le Nouveau Testament nous parle de miracles dus à l'action d'esprits supérieurs avec lesquels l'homme parvient à se mettre en rapport par des moyens que nous ignorons (2Thessaloniciens 2.9). Nous ne devons pas oublier que c'est avant tout aux dieux de l'Egypte que Dieu avait déclaré, la guerre. Or, le polythéisme ancien était, nous dit le Nouveau Testament, l'œuvre des puissances diaboliques (1Corinthiens 10.19-20), et, les arts secrets des Egyptiens étaient certainement en rapport étroit avec leur culte idolâtre.