Il le laissa. Ceci ne peut se rapporter qu'à Dieu qui laisse Moïse, une fois que celui-ci a accompli son obligation légale.
C'est alors qu'elle dit. Il semble que le narrateur fasse allusion à un dicton populaire auquel avait donné lieu la parole de Séphora, dicton en usage chez les peuplades arabes rapprochées d'Israël, et par lequel elles stigmatisaient la circoncision en appelant les Israélites des époux de sang, c'est-à-dire des hommes avec lesquels il ne faut pas s'unir si l'on ne veut se condamner à verser le sang de ses enfants. Ce récit indiquerait l'origine de cette locution injurieuse.
En parlant des circoncisions, littéralement : Par rapport aux circoncisions. Ces mots élargissent le sens de la parole de Séphora en l'appliquant non pas seulement à cette circoncision particulière, mais à la circoncision en général. La difficulté que Séphora paraissait éprouver à se soumettre aux coutumes des Israélites engagea probablement Moïse à ne pas l'amener alors au milieu d'eux. Nous voyons en effet que plus tard Jéthro la ramena à Moïse (18.2-6), ce qui parait prouver que celui-ci l'avait renvoyée avant de rentrer en Egypte.