36 à 38 La tiare
En premier lieu est mentionnée la lame d'or qui doit orner le devant de la tiare ; c'en est évidemment la pièce essentielle. Cette lame d'or était fixée à la tiare au moyen d'un cordonnet passant probablement par deux trous aux extrémités de la lame et dont les deux bouts se nouaient sur le derrière de la tête.
Comme on grave sur les cachets : voir au verset 11
Consécration à l'Eternel. Cette inscription sublime exprime le principe fondamental de la vie israélite. Personnes et actes, tout dans ce peuple est propriété de l'Eternel et a pour destination suprême de le servir. Tout doit donc porter le caractère de la sainteté, sceau de cette destination. Voilà pourquoi le représentant de ce peuple, au moment où il s'approche du Dieu d'Israël, doit porter an front l'expression au moins symbolique de cette destination idéale qui de plus en plus doit se réaliser dans tous les détails de sa vie et de la vie du peuple qu'il représente ; comparez Zacharie 14.20. Mais malgré un commencement de réalisation en Israël. c'est bien ici qu'on peut dire qu'en Christ se trouve le corps de ce dont la loi n'avait que l'ombre (Colossiens 2.17).
Nous n'avons pas de détails sur la forme de la tiare elle-même. C'était sans doute une espèce de turban formé d'une bande d'étoffe plusieurs fois roulée autour de la tête.
Les fautes commises dans les choses saintes : c'est-à-dire dans l'exercice du culte. Avec la quantité de prescriptions cérémoniales que contenait la loi, il était presque impossible de ne pas commettre quelque erreur ; Nombres 18.1 ; Lévitique 16.33
Cette plaque d'or, qui avec son inscription était l'emblème d'une sainteté parfaite, une fois placée sur le front de l'homme qui représentait le peuple, couvrait les défectuosités involontaires du culte qu'Israël rendait à son Dieu.
Constamment : toutes les fois qu'Aaron se présente devant l'Eternel avec cette tiare sur la tête.