Nous donnons la traduction littérale. Ce verset est jusqu'ici resté inintelligible. Nous comprenons, mais sans pouvoir nous rendre un compte exact du moyen par lequel ce but était atteint, que les planches du coin s'agençaient avec les planches latérales, d'un côté, et avec celles du fond, de l'autre, de manière à les lier solidement et à servir de point d'appui à tout cet encadrement.
A la suite de cette description des tentures et de la charpente, on se demande si la première tenture, celle qui formait proprement la Tente, se trouvait, en dedans ou en dehors de la paroi de planches qui entourait de droite et de gauche le Lieu saint et le Lieu très saint, et qui formait le fond de celui-ci. Au premier coup d'œil, il semble que cette couverture de fin lin si admirablement brodée et ornée de chérubins ne pouvait être destinée à occuper l'espace entre les planches et la seconde tenture qu'elle devait être, par conséquent à l'intérieur des planches. Mais les précautions prises pour que la seconde tenture protégeât jusqu'au bas la première, supposent plutôt que celle-ci était en dehors de la paroi de planches. Il faut se rappeler que les broderies du tissu étaient visibles au haut de la Tente et que les planches formant les parois du sanctuaire étaient toutes revêtues d'or, en dedans comme en dehors ; elles ne le déparaient donc pas. Si la première tenture eût été en dedans des planches, elle aurait du être clouée ou suspendue à celles-ci, et ce détail ne serait pas passé sous silence.