10 à 40 Les trois principaux meubles du sanctuaire.
10 à 22 L'arche de l'alliance, avec le propitiatoire
Il est naturel que la description commence par l'objet qui, moralement parlant, était le centre du sanctuaire. C'était au-dessus de l'arche que l'Eternel était censé résider ; c'est de là que partait sa voix quand il s'entretenait avec Moïse comme un ami avec son ami (33.11).
L'arche n'était pas là pour le Tabernacle, mais le Tabernacle était là pour l'arche. Si le Tabernacle figurait la demeure de Jéhova, l'arche était comme le marchepied de son trône céleste (Psaumes 99.5 ; 132.7 ; 1Chroniques 28.2). Elle est appelée l'arche du témoignage (Exode 30.6) parce qu'elle renfermait les tables de la loi ; et aussi l'arche de Dieu, l'arche de l'Eternel (1Samuel 3.3 ; Josué 7.6), l'arche de la force de l'Eternel (Psaumes 132.8) ; le plus souvent l'arche de l'alliance. C'était une caisse en bois d'acacia, de 120 cm de long sur 72 cm de large et de haut, entièrement revêtue d'or sans alliage, destinée à renfermer uniquement les deux tables du Décalogue. Il est aussi parlé d'arches saintes dans lesquelles les Egyptiens, les Etrusques, les Grecs, les Troyens enfermaient les images de leurs divinités ou des objets de culte. Ainsi les Egyptiens, au jour du deuil d'Osiris, portaient en procession l'image de ce dieu, du temple d'Isis à la mer, dans la caisse sainte. Mais ce rapprochement même montre toute la distance qui sépare une telle religion de celle du Dieu qui trône invisiblement au-dessus de l'arche et manifeste de là sa volonté toute-puissante. Les deux tables de la loi, qui seules remplissent cette arche, rappellent ce mot du psalmiste : La justice et le jugement sont la base de son trône (Psaumes 97.2).