Sur lui, et non, comme on a traduit, sur elle (la montagne). Ceux qui devaient exécuter sur cet homme la sentence de mort ne pouvaient pas le saisir, parce qu'ils auraient dû pour cela franchir la limite tracée ; ils devaient donc le tuer à distance.
Une bête. Quoique innocent, l'animal doit périr pour rendre hommage à la sainteté divine offensée par son fait. S'il y a punition proprement dite, c'est pour le propriétaire de l'animal dont la négligence a causé cet accident.
Quand la trompette sonnera, ils monteront. Ces mots sont difficiles à expliquer. Car Moïse semble ordonner par là au verset 13 ce qu'il vient d'interdire au verset 12. On a proposé de donner un sens différent au terme de monter sur la montagne, dans ces deux versets. Au verset 13 le sens serait non : ils monteront sur la montagne, mais : quand la trompette retentira, ils s'avanceront de la plaine vers la montagne.
Cette solution se heurte au fait que les termes hébreux sont exactement les mêmes dans les deux cas. Il y a en échange une différence notable entre l'expression employée pour désigner le son de la trompette (verset 13) et le son de trompe dont il est parlé dans les versets 16 et 19. L'expression du verset 13 (maschak jobel) signifie : tirer de la trompette un son prolongé (comparez Josué 6.5), ce qui paraît, désigner un autre signal que ces sons répétés du cor qui accompagnèrent, les autres manifestations sensibles de la présence de l'Eternel, immédiatement avant la promulgation de la loi. Ce signal spécial pourrait donc se rapporter au moment où, à la suite de la manifestation divine durant laquelle le peuple devait se tenir éloigné de la montagne devenue le trône de Dieu, il serait autorisé à la toucher de nouveau et même à y monter. La suite montrera comment le peuple a renoncé plus tard à ce privilège.