L'ALLIANCE : chapitres 19 à 40
Après que Dieu a arraché son peuple aux mains de l'oppresseur et l'a pris à lui, il contracte alliance avec lui et vient fixer chez lui sa demeure. C'est là le sujet de la seconde partie de l'Exode.
On peut diviser cette partie en quatre sections :
- Dieu traite alliance avec ce peuple qu'il a délivré : chapitre 19 à 24.11
- Il lui donne les instructions nécessaires pour l'érection de sa demeure et pour l'organisation du culte que le peuple devra lui rendre : 24.12 à chapitre 31
- Une révolte du peuple apporte un retard à l'exécution de ces ordres : chapitres 32 à 34
- La résidence est érigée et Dieu vient l'habiter chapitres 35 à 40
19 à 24.11Dieu fait alliance avec Israël
Dans cette première section sont racontés les faits suivants :
- Les préliminaires de la promulgation de la loi : chapitre 19
- Cette promulgation elle-même : 20.1-17
- Une série de lois servant de complément à la loi fondamentale : 20.18 à chapitre 23
- La conclusion de l'alliance par le sacrifice : 24.1-11
Les préliminaires de la promulgation de la loi
1à 3 L'arrivée au pied du Sinaï
Pour comprendre les versets 1 et 2, il n'est pas nécessaire d'admettre que la visite de Jéthro a été racontée au chapitre 18 par anticipation et que le récit reprend ici au point où le chapitre 17 l'avait laissé. Ce verset 1 est placé en tête pour indiquer la date d'un événement aussi important que celui de l'arrivée à Sinaï et comme une sorte de titre pour tout le récit qui va suivre.
Le texte hébreu indique par l'emploi du prétérit bahou, littéralement furent arrivés, qu'ici commence une nouvelle partie. Il ne faut donc pas traduire au verset 2 : Puis ils partirent... mais : Et (en effet) ils partirent... et campèrent...
Ces mots sont ajoutés pour indiquer les deux termes de cette dernière étape que franchit le peuple en ce jour décisif.
Le premier jour du troisième mois. L'hébreu dit littéralement : Au troisième mois... en ce jour-là. Le mot qui signifie mois signifie aussi et primitivement le premier du mois (proprement la nouvelle lune), et l'auteur ajoute en ce jour-là afin d'indiquer qu'il parle ici du premier jour du mois et non du mois tout entier. Notre mot de nouvel-an pour désigner le premier jour de l'année n'est pas sans analogie avec l'expression hébraïque. Il n'est donc pas nécessaire de supposer qu'un adjectif de nombre, désignant le quantième du mois où l'événement a eu lieu, ait disparu du texte.
Il y avait en ce jour-là six semaines qu'Israël était parti de Ramsès (12.6,31,37) et quinze jours qu'il était arrivé au désert de Sin (16.4).