Appel à profiter du du salut gratuit
Le salut, acquis par le serviteur de l'Eternel (chapitre 53), a été couronné par la restauration glorieuse de Sion (chapitre 54). Dans un nouveau discours, le prophète montre par quel moyen simple et accessible à tous on peut se l'approprier : la foi, et non plus les uvres, et il invite quiconque soupire après la grâce à la saisir sans se laisser arrêter par le doute ou par la crainte.
1 à 7 Invitation à profiter de la grâce et du moment où elle est offerte.
Ces paroles ne peuvent se rapporter au bien-être matériel qui serait promis aux Israélites revenant de l'exil, en échange des misères de la captivité. La solennité toute particulière de l'appel prophétique et l'indication expresse, verset 2, du moyen par lequel on doit s'approprier les biens promis (écoutez-moi), prouvent que ces biens sont d'une nature plus relevée. Les aliments offerts sont une, image du salut que Dieu promet à tous gratuitement et largement, à la seule condition qu'ils viennent le chercher. C'est d'abord tout simplement de l'eau et du pain, (mangez, comparez verset 2), les aliments indispensables ; puis, dans la seconde partie du verset, viennent les aliments plus coûteux et plus nobles : le vin, qui est comme le lait des vieillards, et le lait, ce vin des enfants (1Pierre 2.2) ; ainsi la satisfaction non seulement suffisante, mais variée et surabondante des besoins de tous. On ne peut lire cette royale invitation de la grâce sans penser au : Venez, car tout est prêt, de la parabole (Matthieu 22.4). Comparez l'image du festin préparé pour les peuples sur la montagne de Sion 25.6-8 et la promesse évangélique Matthieu 5.6.