1 à 9 Les souffrances et la mort du serviteur de Jéhovah.
Le prophète parle ici comme représentant d'Israël. Il se transporte au moment où le peuple, après avoir rejeté son Messie, ouvrira enfin les yeux et regardera à celui qu'il a percé, (Zacharie 12.10). Israël confesse son incrédulité et s'accuse d'être demeuré sourd aux révélations divines (comparez 42.19-20). Tandis que les païens, qui n'avaient point entendu parler du serviteur de Dieu, ont cru en lui (52.15), ceux auxquels il avait été annoncé, l'ont méconnu et rejeté. Comparez 49.4 ; 50.6.
Ce qui nous était annoncé, plutôt que notre prédication, (Ostervald). Jean et Paul citent ce verset d'après la traduction des LXX, dans laquelle le terme grec peut avoir les deux sens (Jean 12.38 ; Romains 10.16).
Le bras de l'Eternel : le symbole de la puissance divine. Cette puissance s'est manifestée dans l'uvre du serviteur accomplissant le salut du monde (voir surtout les derniers versets du chapitre).