9 à 12 Le jugement de la bête sans nom.
Je contemplais. La reprise de ce terme indique qu'il va se passer quelque chose de nouveau.
Des trônes. Cela suppose que le tribunal se compose d'autres juges que le seul mentionné dans ce qui suit : le vieillard. D'après le verset 22 ces autres juges sont les saints du Trés-Haut. Comparez Matthieu 19.28 ; Apocalypse 20.4.
Furent placés ; littéralement : jetés du ciel. Il semble que l'on doive se représenter ce jugement comme se passant sur la terre ou du moins entre ciel et terre.
Un vieillard, littéralement : un avancé en jours, d'où la traduction d'Ostervald : l'Ancien des jours. C'est le Dieu d'éternité (Deutéronome 33.27 ; comparez Deutéronome 32.17). Dans beaucoup d'autres passages, c'est le Messie lui-même qui exécute le jugement ; ainsi Psaumes 2.9 ; 110.5-6 ; Esaïe 11.4, etc. Il en est de même au chapitre 2 de Daniel, où c'est la petite pierre qui fait crouler le colosse. Si ce trait n'est pas relevé ici en parlant de ce fils d'homme, c'est que celui-ci, conformément à la nature dramatique du tableau, n'apparaît que plus tard (verset 22).
De la neige blanche : symbole de la sainteté parfaite (Marc 9.3).
Ses cheveux comme de la laine pure : emblème de la majesté.
Le feu est le symbole de la puissance à la fois vivifiante et consumante de Dieu ; cet insigne lui est fréquemment attribué dans l'Ancien Testament. Il est particulièrement relevé ici à cause du jugement qui va suivre (verset 11). Comparez pour toute cette description Apocalypse 1.12-16.
Son trône... les roues ; comparez Ezéchiel 1.4-21 ; 10.12-13.