Dans le deuil. L'occasion de ce deuil n'est pas indiquée. Ce fut sans doute la triste situation dans laquelle se trouvait la nouvelle colonie à Jérusalem. Nous savons en effet par Esdras 4.4-5 qu'à ce moment-là même (comparez Esdras 3.8 ; 4.4) les Samaritains venaient de réussir par leurs intrigues auprès du gouvernement perse à empêcher la continuation de la reconstruction du temple.
Pendant trois semaines. Il résulte du verset 4 qu'on se trouvait à ce moment au commencement de l'année, soit de l'année religieuse, au mois de nisan (mars-avril), dans lequel on célébrait la Pâque (le 15 nisan), soit de l'année civile, au mois de tischri (septembre-octobre), dans lequel avait lieu le grand jeûne des Juifs, le jour des expiations (le 10 tischri). Dans l'un et dans l'autre cas, la solennité de ce moment, jointe au sérieux de la situation, explique bien le besoin de prière et d'humiliation qu'éprouvait Daniel.