1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toia 1a ou : sois fort. dans la grâce qui est dans le christ Jésus ; 2 et les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres. 3 Prends ta part des souffrancesb 3b voir 1. 8. comme un bon soldat de Jésus Christ. 4 Nul homme qui va à la guerrec 4c ou : qui est au service comme soldat. ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin qu’il plaise à celui qui l’a enrôlé pour la guerre ; 5 de même si quelqu’un combat dans la lice, il n’est pas couronné s’il n’a pas combattu selon les lois ; 6 il faut que le laboureur travaille premièrement, pour qu’il jouisse des fruits.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Chapitre 2. 1 à 13
Encouragement au combat et à la souffrance.
Toi donc ..."en considération des exemples que je viens de citer, imitant celui d'Onésiphore, fuyant ceux de Phygelle et Hermogène..." (2Timothée 1.15-18)
- La grâce qui est en Jésus-Christ , la pleine possession du salut qu'il a accompli, telle est la force du serviteur de Dieu. Plus il se pénètre de cette grâce, moins il se confie en lui-même, plus aussi il est préparé au combat. (2Timothée 2.3)
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Par ces témoins , les uns entendent ceux qui avaient assisté avec Timothée aux instructions de l'apôtre, à sa prédication ; d'autres, avec plus de raison, comprennent par là les anciens en présence de qui ce disciple avait fait sa profession de christianisme (1Timothée 6.12) et qui lui avaient imposé les mains. (1Timothée 4.14 ; 2Timothée 1.6)
C'est ce qui l'autorisait à commettre ces choses à d'autres .
Grec : "d'en instruire aussi d'autres."
Il n'y a dans cette commission de Paul à Timothée pas un mot qui permette de penser que ce dernier recevait par là le pouvoir d'instituer lui-même des anciens, sans l'assentiment des Eglises, comme on l'a trop souvent prétendu.
Toute ce que l'apôtre recommande à son disciple, c'est de transmettre à d'autres les enseignements qu'il a entendus de lui .
Que ces enseignements concernassent surtout les devoirs des anciens, aptes eux-mêmes à enseigner , c'est ce qui est évident ; mais cela ne prouve nullement que Timothée pût les revêtir de ces charges de sa propre autorité, lui qui, bien que choisi par l'apôtre Paul, n'en avait pas moins reçu l'imposition des mains par tout le corps des anciens. (1Timothée 4.14)
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Le serviteur de Jésus-Christ doit donc, pour plaire au Chef, pour lui donner tout son temps, toutes ses forces, et même sa vie, n'être point embarrassé par les choses de ce monde, par des occupations étrangères à sa vocation. (1Corinthiens 7.29-34)
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette seconde image, différente de la précédente, (2Timothée 2.4) est empruntée aux combats de la lice , où aucun athlète n'était couronné s'il n'avait combattu selon les lois prescrites.
Ces lois, pour le serviteur de Jésus-Christ, sont celles que lui dictent la Parole et l'Esprit de Dieu : il doit combattre selon la vérité, la charité, l'humilité, surtout en ne recherchant que la gloire de Dieu dont il attend la couronne. (Comparer 1Corinthiens 9.25-27)
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Troisième image, destinée à inspirer au serviteur de Dieu cette patience de la foi, qui travaille avec constance avant de recueillir les fruits de son travail, et même sans en voir aucun fruit. La récompense est réservée pour le ciel ; la terre est le lieu du combat, de l'activité, de la souffrance.
- Voici quel est le sens littéral du grec : "Le laboureur qui prend de la peine doit participer le premier aux fruits." C'est bien là son droit, mais le droit de celui qui prend de la peine , qui laboure sons champ. En sorte qu'il n'est point ici question de cette autre vérité que "l'ouvrier est digne de son salaire," et que, pour le sens, cette version littérale revient à celle que nous laissons subsister dans le texte.
7 Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
La dernière image que Paul a employée réveille dans l'esprit tout un ordre de pensées relatives aux glorieuses promesses faites aux serviteurs fidèles, (Daniel 12.3 ; Matthieu 19.28 ; 25.21) à la peine, à la patience, aux renoncements qui sont inséparables de leur vocation : voilà ce que Timothée doit considérer , méditer encore pour son encouragement, avec cette intelligence que le Seigneur lui donnera .
- Le texte reçu exprime cette dernière pensée sous la forme d'un vœu : "Que le Seigneur te donne l'intelligence." Cette leçon n'est pas autorisée, la particule car aurait dû déjà en avertir ; elle motive par une promesse précieuse le devoir de considérer .
8 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile, 9 dans lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînesd 9d litt. : jusqu’aux liens. comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée. 10 C’est pourquoi j’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux aussi obtiennente 10e ici : aient, ne soient pas privés de. le salut qui est dans le christ Jésus, avec la gloire éternelle. 11 Cette parole est certaine ; car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; 12 si nous souffronsf 12f ou : endurons. , nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; 13 si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Le plus salutaire encouragement qu'un serviteur de Dieu puisse trouver dans ses épreuves, c'est la contemplation de son Sauveur, né comme nous sur la terre, de la race appauvrie de David , (Romains 1.3) souffrant et toujours renonçant à lui-même, mais dont les combats ont été couronnés par sa glorieuse résurrection et par toutes les félicités du ciel.
Cette contemplation fortifie d'autant plus la foi et le dévouement de ses serviteurs, que JésusChrist n'est pas seulement leur modèle, mais que, maintenant ressuscité des morts et glorifié, il est la source de cette puissance de résurrection et de vie qui s'accomplit en eux comme elle triompha en lui-même.
C'est de ce Sauveur ressuscité qu'ils doivent se souvenir sans cesse. (Romains 6.3 et suivants ; Galates 2.20)
- Par ces mots : mon Evangile , (Romains 2.16 ; 16.25) l'apôtre oppose l'Evangile qu'il prêche à toute fausse doctrine ; c'est, comme il le dit ailleurs, "l'Evangile qui m'a été confié." (1Timothée 1.11 ; comparez Romains 2.16, note.)
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
Même les souffrances de Paul, et cet opprobre d'être lié comme un malfaiteur tournaient à la gloire de l'Evangile et au salut éternel des élus .
Toutes les souffrances d'un tel martyr, en faisant triompher la vérité, facilitent la victoire à ceux qui le suivent dans la carrière, et son exemple remplit de consolation et de courage ceux qui en sont témoins. (2Corinthiens 1.5-7, note ; Philippiens 1.12-14 ; Colossiens 1.24)
Qui pourrait lier la parole de Dieu ? Quelle sainte ironie il y a dans ce mot ! et comme il dénonce la folie des ennemis de Dieu et de sa vérité !
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette parole est certaine ; (comparez 1Timothée 1.15 ; 2.1) il faut suivre Jésus-Christ en toutes choses, et jusque dans ses souffrances et dans sa mort , pour parvenir là où il est, dans la vie du ciel et dans son règne glorieux, auquel il veut associer ses rachetés. Aucun autre chemin n'y conduit que celui qu'il a suivi lui-même.
Ainsi, par humiliation à la gloire, par la mort à la vie, telle est la devise du chrétien. (Comparer Romains 6.18, note ; Romains 8.17, note ; Galates 2.20, note ; Colossiens 1.24, note ; Philippiens 3.10, note.)
Il faut remarquer encore sur ces paroles :
1° Que le moyen de mourir (à nous-mêmes, au monde, au péché) c'est de souffrir , et tel peut être le fruit béni de la souffrance.
2° Qu'ici le verbe mourir est au passé (aoriste), ce qui suppose que le disciple de Jésus est déjà entré avec Christ dans la communion de ses souffrances et de sa mort. Nos anciennes versions effacent cette nuance.
3° Que tous ces verbes sont composés de la particule avec , sans le mot lui , qui est dans la pensée de l'apôtre, mais qu'il n'exprime pas. (2Timothée 2.10)
4° Qu'à cause de l'élan et du rythme de ces paroles, plusieurs exégètes y voient une partie d'une hymne ou cantique de l'Eglise.
Matthieu 10.33 ; comparez Matthieu 7.23 ; Luc 13.25-27. Quiconque, en entendant de telles paroles, n'éprouve pas un saint tremblement, n'a jamais compris ou jamais cru ce qu'elles renferment ! Cette sentence est juste l'opposée des deux précédentes.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Si nous sommes infidèles , ou, selon l'original, "si nous ne croyons pas," Dieu n'en reste pas moins ce qu'il est ; il demeure fidèle à ses promesses et à ses menaces, qu'il ne peut renier parce que ce serait se renier lui-même .
Ainsi, à nous toute la responsabilité !
"Les hommes peuvent manquer à Dieu, mais Dieu ne peut manquer à lui-même. S'ils se rendent indignes par leur lâcheté de coopérer à ses desseins et de travailler à ses œuvres, il saura bien accomplir sans eux ses œuvres et ses desseins, et tire même sa gloire de leur infidélité." Quesnel
14 Remets ces choses en mémoire, protestant devant le Seigneur qu’on n’ait pas de disputes de mots, [ce qui est] sans aucun profit, [et] pour la subversion des auditeurs. 15 Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu , ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justementg 15g litt. : découpant droit. la parole de la vérité ; 16 mais évite les discours vains et profanes, car [ceux qui s’y livrent] iront plus avant dans l’impiété, 17 et leur parole rongera comme une gangrène, desquels sont Hyménée et Philète 18 qui se sont écartés de la vérité, disant que la résurrection a déjà eu lieu, et qui renversent la foi de quelques-uns. 19 Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquitéh 19h ailleurs : injustice. , quiconque prononcei 19i litt. : nomme. le nom du Seigneur. 20 Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. 21 Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile auj 21j ou : propre au service du. maître, préparé pour toute bonne œuvre. 22 Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; 23 mais évite les questions folles et insenséesk 23k litt. : indisciplinées. , sachant qu’elles engendrent des contestations. 24 Et il ne faut pas que l’esclave du Seigneur conteste, mais qu’il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support ; 25 enseignantl 25l ou : redressant. avec douceur les opposants, [attendant] si Dieu , peut-êtrem 25m ou : quelque jour. , ne leur donnera pas la repentance pour reconnaître la vérité, 26 et s’ils ne se réveilleront pas du piège du diable, par qui ils ont été pris, pour faire san 26n celle de Dieu. volonté.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
14 à 26
Comment Timothée doit se conduire en présence des faux docteurs.
C'est-à-dire des sérieuses vérités qu'il vient de rappeler dans les versets précédents, par opposition aux "disputes de mots" qu'il va condamner.
Grec : "ce qui n'est utile à rien, sinon au renversement (ou à la ruine) de ceux qui les écoutent." Si tel est le résultat des disputes de mots , (comparez 1Timothée 6.4, note) que faut-il attendre, de nos jours, de la plus grande partie des discussions théologiques ?
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Littéralement : "Ouvrier qui n'a aucun sujet de honte (ou de confusion), et qui coupe droitement la Parole de la vérité."
Les uns pensent, avec Calvin, que cette expression figurée fait allusion à un père de famille, qui coupe et distribue à chacun des siens la part de nourriture qui lui convient.
D'autres la rapprochent de cette locution très usitée chez les Grecs : couper droit son chemin , pour dire : choisir la bonne route et y persévérer courageusement, au travers de tous les obstacles.
Le chemin, ici, c'est la Parole de la vérité ; Timothée l'a choisi ; il n'a plus qu'à y marcher sans dévier, comme un voyageur qui sait où le conduit le chemin qu'il suit.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer 2Timothée 2.14 ; 1Timothée 4.7 ; 6.20, note.
Il y a un progrès, inévitable dans l'erreur qui produit l'impiété, comme dans la vérité d'où ressort la sanctification. L'apôtre en fournit la preuve dans les deux exemples qu'il va citer.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Quelle énergie et quelle vérité dans cette image ! (Comparer 1Timothée 1.10, note.)
- Le corps que ronge l'erreur, c'est l'Eglise, ou l'âme qui en est atteinte.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
Hyménée n'est connu que par 1Timothée 1.20, Philète ne l'est pas du tout.
Les données historiques nous manquent pour établir quelle était leur doctrine et pour comprendre même quelle est exactement l'erreur que l'apôtre leur reproche ici. Celle-ci paraît avoir eu pour point de départ un faux spiritualisme.
Ils prétendaient que la résurrection avait déjà eu lieu , c'est-à-dire que, niant la résurrection du corps et la vie future, ils enseignaient que l'homme ressuscite spirituellement, et dès ici-bas, pour vivre dans une immortalité fantastique. (Comparer 1Corinthiens 15.12, note.)
Ces erreurs se retrouvent plus tard dans tous les systèmes des gnostiques. Paul en indique ici et peut-être déjà dans 1Corinthiens 15 les premiers germes. Ces aberrations supposent une méconnaissance complète du péché et de la rédemption accomplie par la mort et la résurrection de Christ.
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
Il peut bien arriver, et il arrive malheureusement toujours, que l'erreur "renverse la foi de quelques-uns ;" (2Timothée 2.18) mais le solide fondement que Dieu lui-même a posé et sur lequel repose la foi de l'Eglise ne peut jamais être ébranlé ; il se retrouve debout après toutes les tempêtes.
Ce fondement, quel est-il ? On a fait à cette question diverses réponses ; il n'y en a qu'une à faire et qui est de l'apôtre lui-même : C'est Jésus-Christ et l'Evangile de sa grâce. (1Corinthiens 3.11 ; Ephésiens 2.20)
On grave sur les monuments des inscriptions qui en marquent la destination, qui en sont le sceau : "l'inébranlable fondement de Dieu" porte aussi les deux inscriptions significatives que Paul cite ici.
La première nous rappelle que cette triste confusion de la vérité et de l'erreur, des justes et des impies, qui souvent afflige notre âme et ébranle notre foi, n'existe pas pur Dieu : il connaît les siens , (Nombres 16.5 ; Jean 10.14) et il saura les préserver de tout mal pour la vie éternelle.
La seconde établit la règle infaillible d'après laquelle nous pouvons juger et de nous-mêmes et des autres : Quiconque invoque le nom du Seigneur , le reconnaît pour son Sauveur, fait profession de lui appartenir, et ne se retire pas de l'injustice , se séduit lui-même (1Jean 1.6 ; comparez Esaïe 52.11) La première de ces sentences est propre à rassurer le croyant, la seconde à produire une crainte salutaire.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
Encore une pensée qui doit calmer les craintes des vrais croyants à la vue du mal qui se glisse dans l'Eglise.
L'image dont l'apôtre revêt ici sa pensée, (2Timothée 2.20) et qu'il emploie ailleurs dans un sens un peu différent, (Romains 9.21) signifie que, vu l'état de péché où le monde est plongé, il est impossible que le mélange du bien et du mal cesse ici-bas, et il en conclut seulement, pour chaque disciple de Jésus-Christ, le devoir sacré de veiller, afin de se purifier de ces choses-là , - c'est-à-dire de ce dont il a parlé 2Timothée 2.16-18. En le faisant, il sera un vase à honneur pour le service de son Dieu et préparé pour toute bonne œuvre , quelque corruption qui puisse régner autour de lui.
Ce qui ne veut point dire que l'Eglise doive assister, avec une passive indifférence, à l'invasion de l'erreur et du péché dans son propre sein, et y souffrir des hommes tels qu'Hyménée et Philète. Paul lui-même déclare qu'il les a exclus de la communion des chrétiens. (1Timothée 1.20)
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Toutes ces vertus, qui font le vrai serviteur de Dieu, que Paul a recommandées déjà à son disciple, (1Timothée 6.11) et qu'il oppose aux désirs de la jeunesse (Grec : désirs juvéniles ), montrent assez que, par ces derniers, il n'entend pas exclusivement, ni même principalement, parle des passions sensuelles, ce qui aurait lieu d'étonner dans une exhortation adressée à Timothée, qui n'était plus dans la première jeunesse, et dont le caractère chrétien était éprouvé.
Paul a en vue d'autres dispositions qui sont la tentation habituelle d'hommes jeunes encore et occupant dans l'Eglise un rang élevé : ainsi l'orgueil caché, l'ambition, l'amour de la domination, la recherche fiévreuse de toute sorte de changements.
L'âge apostolique inclinait alors vers sa fin, d'autres temps commençaient pour l'Eglise ; des novateurs y paraissaient avec l'assurance qui les distingue toujours, prétendant apporter des vues plus spirituelles, plus profondes sur le christianisme ; il était bien difficile, pour les successeurs immédiats des apôtres, de se préserver purs et fermes sous la pression de ces tendances erronées, et cette exhortation d'un homme de Dieu qui s'en va au martyre n'a rien que de très fondé sur l'expérience.
- Invoquer le nom du Seigneur (Jésus-Christ) est le signe auquel se reconnaissent les chrétiens. (Comparer 2Timothée 2.19, où le texte reçu lit "le nom de Christ," et 1Corinthiens 1.2) C'est dans ses relations avec eux que Timothée doit rechercher (Grec : "poursuivre") la justice , la charité et la paix .
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
(2Timothée 2.16 ; 1Timothée 1.4 ; 6.4-20) La liaison de ce verset avec celui qui précède, par une simple particule adversative (mais ), prouve aussi qu'il faut interpréter le verset précédent dans le sens indiqué. (Comparer encore à cet égard 2Timothée 2.24-26)
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
1Timothée 3.2. Edifiant l'Eglise, plutôt par l'enseignement positif de la vérité que par les controverses et montrant à tous cette tendre sollicitude dont Paul avait fait preuve dans son ministère : 1Thessaloniciens 2.7.
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
La repentance pour connaître la vérité ; quelle profondeur d'expérience il y a dans le rapport de ces deux mots, de ces deux choses !
v. 26 · Bible annotée · 18/10/2026
Le mot rendu par se dégager et qui ne se trouve qu'ici, signifie proprement : revenir au bon sens , par opposition à la folie, ou à la sobriété , par opposition à l'ivresse.
Cette folie, cette ivresse sont les instruments de Satan , pour soumettre les esprits à sa volonté .
On revient de cet esclavage par la repentance ou le changement du cœur. Suivant d'autres celui qui les aurait pris pour faire sa volonté serait Dieu . (2Timothée 2.25)
- Que de sagesse et d'amour dans la manière dont l'apôtre veut que son disciple traite ceux qui errent ainsi ! (2Timothée 2.24-26)
"Jamais d'emportement dans la défense de la vérité, ni d'aigreur dans la correction du pécheur. Qui le regarde, non comme un frère égaré, opposera à l'erreur et au péché la vigueur de l'autorité et la force de la doctrine ; amis il gagnera l'hérétique et le pécheur par la douceur et la condescendance de la charité. Celui qui comprend bien que la foi et la repentance sont un don de Dieu, combien sont puissantes les illusions, nombreux les artifices du diable, et quelle est la captivité du péché, loin d'insulter au pécheur, aura compassion de sa misère. Adorons la miséricorde de Dieu sur nous-mêmes, espérons-la pour les plus grands pécheurs ; craignons pour nous, prions pour eux." Quesnel.