Toutes ces vertus, qui font le vrai serviteur de Dieu, que Paul a recommandées déjà à son disciple, (1Timothée 6.11) et qu'il oppose aux désirs de la jeunesse (Grec : désirs juvéniles), montrent assez que, par ces derniers, il n'entend pas exclusivement, ni même principalement, parle des passions sensuelles, ce qui aurait lieu d'étonner dans une exhortation adressée à Timothée, qui n'était plus dans la première jeunesse, et dont le caractère chrétien était éprouvé.
Paul a en vue d'autres dispositions qui sont la tentation habituelle d'hommes jeunes encore et occupant dans l'Eglise un rang élevé : ainsi l'orgueil caché, l'ambition, l'amour de la domination, la recherche fiévreuse de toute sorte de changements.
L'âge apostolique inclinait alors vers sa fin, d'autres temps commençaient pour l'Eglise ; des novateurs y paraissaient avec l'assurance qui les distingue toujours, prétendant apporter des vues plus spirituelles, plus profondes sur le christianisme ; il était bien difficile, pour les successeurs immédiats des apôtres, de se préserver purs et fermes sous la pression de ces tendances erronées, et cette exhortation d'un homme de Dieu qui s'en va au martyre n'a rien que de très fondé sur l'expérience.
- Invoquer le nom du Seigneur (Jésus-Christ) est le signe auquel se reconnaissent les chrétiens. (Comparer 2Timothée 2.19, où le texte reçu lit "le nom de Christ," et 1Corinthiens 1.2) C'est dans ses relations avec eux que Timothée doit rechercher (Grec : "poursuivre") la justice, la charité et la paix.