La couronne restera. Les couronnes ne devaient pas rester longtemps sur la tête de Jéhosua, car cet acte n'était qu'un signe figuratif, mais elles devaient être déposées dans le temple qui allait être construit comme gage permanent de la grande espérance que venait de faire briller aux yeux d'Israël l'acte précédent.
En souvenir de... Les trois noms suivants correspondent évidemment à ceux des trois députés désignés au verset 10. Chélem ne peut donc être qu'une autre forme de Cheldaï, à moins qu'il n'y ait dans l'un des deux cas une faute de copiste.
Leurs noms, joints à la couronne, doivent perpétuer non seulement le souvenir de leurs personnes, mais aussi celui de la part active que continuent à prendre au sanctuaire de Jérusalem les Juifs éloignés qu'ils représentent. Voir au verset 11.
Le quatrième, étant désigné comme fils de Sophonie, ne peut être que le Josias du verset 10, qui avait reçu hospitalièrement les députés dans sa maison. Comme il est peu probable que cet homme portât deux noms, il faut ou prendre le mot Chen comme substantif usuel dans son sens ordinaire de grâce et traduire en souvenir de... et de la grâce, c'est-à-dire de la gracieuse hospitalité du fils de Sophonie ; ou y voir un nom propre que le prophète forme en ce moment même, pour rappeler le caractère dévoué et généreux de cet hôte des enfants éloignés de son peuple. Tous ceux qui ont concouru en quelque manière à l'acte solennel accompli en ce jour doivent ainsi avoir dans le sanctuaire un mémorial de leur personne.