6 à 13
Deux faits qui prouvent que Dieu reste libre de choisir qui il plaît, et qu'il n'est pas lié par la promesse faite au père de la race élue.
Grec : Mais la chose n'est pas telle que ; c'est-à-dire : il ne faut pas donner à ce que je dis du rejet d'Israël ce sens que la parole de Dieu soit restée sans effet (grec) soit tombée en dehors, ait failli qu'elle n'ait pas eu son accomplissement qu'elle ait"cessé d'être la règle de tout ce qui arrive"(Weiss).
On trouve dans l'Ancien Testament, (2Rois 10.10 ; 1Samuel 3.19) l'expression un peu différente : "tomber à terre" dans le sens d'être annulé n'avoir pas son effet.
Par la parole de Dieu, Paul entend toutes les promesses que Dieu avait faites à Israël et qui lui garantissaient une prérogative dans l'acquisition du salut (Romains 1.16, note) C'est ce qu'il appelait (Romains 3.2,3) "les oracles de Dieu" confiés aux Juifs.
- L'apôtre aborde en ces termes la grave objection à laquelle il devait s'attendre de la part des Israélites : s'il est vrai que nous sommes exclus des bénédictions de la nouvelle alliance, la parole de Dieu, par laquelle nos privilèges comme peuple élu (comparez versets 4,5) avaient été scellés et qui nous assurait la possession du salut cette parole divine serait donc restée sans effet ?
Cela n'est pas possible. L'apôtre va démontrer dans Romains 9 à Romains 11 qu'il n'en est rien. Son premier argument (versets 6-13) consiste dans l'affirmation que tous ceux qui sont issus d'Israël, qui forment l'Israël selon la chair (1Corinthiens 10.18) ne sont pas Israël, n'appartiennent pas au véritable Israël, à "l'Israël de Dieu." (Galates 6.16)