La création n'est pas seule à soupirer ; nous aussi qui avons les prémices de l'Esprit, nous soupirons en nous mêmes, malgré cette possession de l'Esprit qui est le gage certain de notre glorification.
Les prémices étaient, en Israël, les premières gerbes que l'on prélevait sur la moisson pour les apporter en offrande à l'Eternel. (Lévitique 23.10)
Il y a deux manières de comprendre l'expression : les prémices de l'Esprit.
On peut y voir un premier don partiel de l'Esprit, qui présage et prépare la communication de l'Esprit dans sa plénitude. Mais l'apôtre ne parle pas d'une nouvelle et plus complète effusion de l'Esprit.
L'Esprit, communiqué aux chrétiens dès à présent constitue, à ses yeux, les prémices ; la moisson, qui suivra, ce sera la rédemption de notre corps. (2Corinthiens 5.2-5)
La rédemption du corps, c'est son complet affranchissement du péché et de la mort, (1Corinthiens 15.54) sa transformation à la ressemblance du corps de Jésus-Christ Glorifié. (Philippiens 3.21)
Cette rédemption du corps, Paul l'appelle aussi l'adoption ; ce mot est pris ici dans un sens un peu différent de celui qu'il avait au verset 16 et Galates 4.5. Là, il désignait l'état de droit du pécheur que Dieu a reçu en grâce et reconnu pour son fils ; ici, il s'applique à l'état de fait de l'homme qui aura pris possession de sa condition de fils de Dieu, qui aura remporté la victoire définitive sur le mal, et qui jouira de la plénitude de la vie, dont tout l'être, en un mot, aura été rendu à sa destination primitive.