L'apôtre montre (en effet) que les souffrances que le chrétien doit endurer avec Christ, pour être glorifié avec lui, (verset 17) ne sauraient ébranler son assurance d'avoir part à cette gloire
J'estime, dit-il, en énoncent, pour ainsi dire, le résultat d'une évaluation qu'il a faite, que les souffrancesdu temps présent, c'est à dire les épreuves inséparables de la vie d'ici-bas, ne comptent guère auprès de (grec ne sont pas équivalentes, ou dignes de) la gloire (grec) devant être révélée pour nous ou en nous.
La préposition grecque exprime le mouvement vers et l'entrée dans ; cette "révélation de la gloire" ne comprendra pas seulement notre transformation, mais celle de la nature, (verset 21) elle sera donc plus générale que ne le donne à entendre la traduction : révélée "en nous".
- Dans 2Corinthiens 4.17,18, Paul a établi la même comparaison entre "la légèreté de l'affliction du présent" et "le poids éternel de gloire" et il motivait cette estimation par le fait que l'affliction appartient aux "choses visibles qui ne sont que pour un temps" la gloire aux "choses invisibles qui sont éternelles".
- En décrivant la gloire comme un bien à venir, l'apôtre indique pourtant qu'elle est déjà présente, car il ne dit pas : auprès de la gloire qui doit être, mais auprès de celle qui doit être révélée, elle existe donc déjà, mais cachée. Il dit de même ailleurs (Colossiens 3.3) en termes plus clairs : "Notre vie est cachée avec Christ en Dieu." Attends-la donc avec confiance. Elle est déjà toute prête, elle attend tes souffrances.
"Ne t'afflige pas de ce qu'elle tarde encore, mais réjouis-toi à la pensée qu'elle est si grande, si ineffable qu'elle dépasse infiniment l'économie présente et que c'est pour cela qu'elle t'est réservée là-haut."Chrysostome.