Mais le péché ayant saisi l'occasion profitant de l'attrait naturel du fruit descendu, produit toutes sortes de convoitises (grec toute convoitise), c'est à dire tous les mauvais désirs, dont les objets varient à l'infini.
Cette action, le péché l'exerce par le commandement, (comparez verset 11) soit par le commandement spécial cité au verset 7, soit par toute autre défense, qui produit le même effet : nous faire désirer plus vivement ce qui nous est défendu. En d'autres termes, le péché, contrarié et refréné par le commandement, devient désobéissance et révolte, (versets 7,11,13) et apparaît ainsi dans toute sa culpabilité (verset 13)
Sans la loi, le péché est mort, inactif, sans force pour tenter l'homme et le pousser à la révolte, n'ayant pas reçu l'impulsion ou "saisi l'occasion" dont l'apôtre vient de parler. (1Corinthiens 15.56)
- Ceux qui pensent que l'apôtre décrit les expériences de l'humanité, trouvent ici déjà une allusion au récit de la chute. (Genèse 3) Le péché personnifié, le serpent de la Genèse, s'empare du commandement, de la défense faite à Adam, pour éveiller en lui la convoitise.
Mais l'apôtre pouvait-il dire de l'homme avant la chute qu'en lui le péché était mort ? Cette expression est une objection sérieuse à l'explication propose. Elle ne peut s'entendre que du péché qui est à l'état latent chez le descendant d'Adam, héritier de la corruption originelle et qui ignore encore la lutte qu'il aura à soutenir contre le péché dont il est esclave sans le savoir.