Le texte reçu porte : nous avons accès par la foi.
Ces derniers mots manquent dans Sin., B, A, C, D.
Le terme que nous traduisons par accès signifie proprement l'acte d'amener, mais il a aussi le sens intransitif de : "faculté d'approcher".
La grâce, dans laquelle nous nous tenons fermes (grec debout), est cette relation normale avec Dieu, qualifiée de "paix" au verset précédent.
Les mots : et nous nous glorifions..., ne dépendent plus de "cette grâce dans laquelle nous nous tenons fermes," car la première proposition du verset n'est qu'une incidente et elle est déjà suffisamment allongée.
Il faut donc les considérer comme une proposition parallèle à celle de verset 1 "Nous avons la paix avec Dieu.., et nous nous glorifions de l'espérance de la gloire de Dieu."
- Nous nous glorifions...L'apôtre qui avait absolument refusé à l'homme tout sujet de se glorifier, tant qu'il était livré à ses propres ressources, (Romains 3.27 ; 4.2) lui accorde, maintenant qu'il est justifié par grâce, de se réjouir et de triompher humblement, dans le Seigneur, (1Corinthiens 1.31) de l'assurance qu'il a de son salut et des perspectives infinies qu'ouvre devant lui l'espérance d'avoir part à la gloire de Dieu.
Se glorifier de l'espérance de la gloire de Dieu, c'est avoir et manifester la certitude de posséder un jour pleinement cette gloire.
La gloire de Dieu, qui est le rayonnement de toutes les perfections divines, est accordée au croyant dès ici bas, dans la mesure où l'image de Dieu est rétablie en lui par la régénération, et qu'il peut ainsi, de nouveau et en quelque mesure, réfléchir ses divines perfections.