Ils montrent en effet... Il y a en grec un pronom relatif qu'on pourrait traduire : "eux, qui montrent..."
L'œuvre de la loi, c'est le contenu de la loi dans son unité, toute la conduite que la loi prescrit, tandis que "les choses de la loi," (verset 14) c'étaient les préceptes de la loi dans leur multiplicité.
- Grec : Leur conscience rendant témoignage avec (de ce qui est juste ou injuste) et leurs pensées (ou réflexions) accusant ou aussi défendant entre elles.
La conscience est cette voix intérieure qui ne cesse jamais entièrement de témoigner en faveur de la vérité et de la justice, alors même que l'homme parvient à l'affaiblir, à l'obscurcir, en lui résistant, et à la fausser par ses sophismes.
Elle rend témoignage avec, c'est-à-dire : son témoignage est d'accord avec le fait que le gentil accomplit les préceptes de la loi ; elle concourt avec lui à prouver que l'œuvre de la loi est écrite dans son cœur.
Les pensées sont les conclusions que la raison tire des avertissements de la conscience ; par elles, l'homme en tantôt accusé, tantôt aussi, mais plus rarement disculpé, quand il juge ses actes.
"Paul en appelle à ces discussions dont le cœur du païen lui-même est le théâtre et qui ont pour objet ses propres actes...Ses pensées elles-mêmes débattententre ellessur la valeur morale des actes et de leur auteur. Il y a là, dans le cœur, un tribunal dressé, un avocat qui accuse, un autre qui répond, tout cela au nom d'un code lu, compris et appliqué comme le texte de la loi dans les débats des rabbins."Godet.
D'autres entendent les expressions dont se sert l'apôtre non d'un débat intérieur, mais d'entretiens dans lesquels les païens discutaient entre eux la valeur morale de leurs actes.