La plupart des critiques admettent dans notre texte les mots : ni le Fils, qui se lisent dans Sin., B, D, l'itala et quelques Pères.
Cette expression, par laquelle le Fils s'exclut lui-même de la connaissance du jour et de l'heure du jugement dernier, se trouve incontestée dans Marc. (Marc 13.32, voir la note.)
On objecte à son authenticité dans Matthieu, qu'elle aurait été ajoutée pour rendre le texte de celui-ci conforme au texte de Marc, mais on peut supposer avec autant de vraisemblance, qu'elle a été retranchée dans un intérêt dogmatique, il faut reconnaître du reste que l'idée se trouve implicitement dans ces termes : le Père seul.
- Il y a une profonde sagesse dans ce mystère voulu de Dieu quant au jour du jugement éternel. C'est de là que le Sauveur déduit, dans les versets qui suivent, son exhortation à la vigilance. (verset 42)
L'Eglise entière est ainsi placée jusqu'à la fin dans un état d'ignorance et d'attente. Ces paroles doivent donc rendre fort discrètes les recherches sur les prophéties relatives aux derniers temps. Il est évident que cette déclaration serait en pleine contradiction avec le verset 34 (voir la note), s'il fallait appliquer ce dernier à l'avènement du Seigneur.