Grec : si ces jours-là (les jours de ce jugement de Dieu) n'avaient pas été raccourcis (littér. coupés, amputés, mutilés), nulle chair (toute chair, hébraïsme désignant toute l'humanité : Luc 3.6 ; Actes 2.17 ; 1Pierre 1.24) n'aurait été sauvée, la vie d'aucun homme n'aurait échappé, tous auraient péri.
Pourquoi ? Parce que ce terrible jugement de Dieu, signe avant coureur du retour de Christ, (verset 4, note) se serait étendu à toute chair, serait devenu le jugement dernier. Mais ces jours là, par un acte de la miséricorde et de la patience de Dieu, seront coupés, dit Jésus ; il y aura un intervalle, un sursis, après la ruine du peuple juif.
En faveur de qui ? A cause des élus. Non à cause de ceux qui alors déjà vivaient, étaient croyants ; mais de ceux qui, beaucoup plus nombreux, croiront et seront sauvés pendant le temps de la patience de Dieu.
Si l'on appliquait ces paroles seulement à la durée de la guerre romaine, on ne comprendrait pas comment le prolongement de celle-ci aurait menacé l'existence de toute chair c'est-à-dire de toute l'humanité, ni pourquoi cette guerre aurait dû être abrégée à cause des élus, des chrétiens d'alors, qui étaient en sûreté. (verset 16, note.)
Weiss interprète ces mots : "grâce à l'intercession des élus ;" (comparez Genèse 18) mais ce sens ne ressort pas du contexte.
Enfin, les versets qui suivent (versets 23-27) ne se rapportent plus à l'époque de la guerre des Juifs, mais évidemment aux temps postérieurs, temps de la patience de Dieu, qui s'étendront jusqu'au jugement définitif.