Avant d'énoncer directement (vers. 13) la raison pour laquelle il parle en paraboles, Jésus la fait pressentir en citant un proverbe qui exprime ce que l'on constate souvent dans les affaires ordinaires de la vie : celui qui est riche le devient toujours plus, et l'inverse. Cela est dans la nature des choses. Et cela n'est pas moins vrai dans le domaine de la vie religieuse.
Le développement moral de l'homme obéit à une double loi, selon que l'Esprit ou la chair dominent. Dans le premier cas, il a, et il reçoit toujours davantage, et il abonde : dans le second, il perd nécessairement même ce qu'il a, c'est-à-dire ce qui lui restait encore de vie religieuse et morale.
Luc dit : ce qu'il croit avoir. Luc 8.18 Cela lui est ôté, et par la force des choses, et par un jugement de Dieu.
Jésus montre l'application du même principe, dans la parabole des talents, (Matthieu 25.29) qui nous en fait très bien saisir le sens.