Ces premiers mots de la réponse de Jésus (verset 48) pourraient paraître durs, au premier abord. Mais ils se comprennent parfaitement par un trait du récit de Marc. (Marc 3.21)
Au moment où Jésus allait prononcer le long discours qui précède, ces membres de sa famille, le voyant s'exposer par son zèle à la dangereuse opposition des adversaires, voulurent le retenir, l'arrêter, et ils disaient : "Il est hors de lui-même."
Puis, pendant qu'il parlait encore, (v. Matthieu 12.46 ; Marc 3.31) ils insistèrent de nouveau par des motifs peut-être bienveillants, mais tout charnels ; car "ses frères ne croyaient pas en lui" Jean 7.5, et sa mère pouvait céder à un mouvement de fausse tendresse.
Comment donc Jésus n'aurait-il pas subordonné entièrement cette parenté selon la chair à la communion sainte et éternelle qui s'établissait alors entre lui et ses disciples ?
Non seulement il le fait lui-même, mais il exige de ceux qui veulent lui appartenir qu'ils agissent dans le même esprit. (Matthieu 10.37)
La vraie famille de Dieu, dont il est le Frère aîné, se compose de ceux qui font la volonté de son Père.
Du reste, on sait assez que Jésus a lui-même sanctifié les liens de la famille (Luc 2.51) et témoigné à sa mère le plus tendre amour. (Jean 19.25 et suivants) Et ici même, quel amour il révèle à ceux qu'il veut bien appeler du nom de frères et de sœurs !