Il va de soi que le reste était consommé par les sacrificateurs.
Toutes les oblations réglementées dans ce chapitre étaient prélevées sur la nourriture habituelle du peuple et en rapport avec les modes les plus usités de la préparer. Elles manifestaient les sentiments de reconnaissance de l'Israélite, qui éprouvait le besoin de faire hommage à l'Eternel de la meilleure partie de ses aliments, et cela sous les diverses formes sous lesquelles il s'en nourrissait lui-même. Il faisait ainsi en quelque sorte de l'Eternel son commensal. L'Eternel de son côté acceptait l'oblation qui lui était faite, mais il en attribuait une partie à ses serviteurs, les sacrificateurs.
On se demande si ces oblations constituaient à elles seules une offrande complète ou bien si elles étaient envisagées comme de simples compléments des sacrifices sanglants. Le verset 4 :
Si l'on présente à l'Eternel comme offrande une oblation,
rapproché de 1.3 :
Si son offrande est un holocauste,
semble, réclamer pour l'oblation la valeur d'une offrande complète en soi. Et certainement la loi prescrivait de semblables oblations ; comparez 5.11 ; 6.20 ; Nombres 5.15. Cependant de même que, dans les repas, le pain est ordinairement joint à la viande, il est probable que dans la pratique les oblations devinrent le plus souvent le complément des sacrifices sanglants. Tandis que l'holocauste représentait la consécration à Dieu de l'Israélite purifié, l'oblation était le symbole de l'hommage reconnaissant qu'il lui offrait de tous les biens dont l'Eternel le faisait jouir.