1 *Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 2 Commande à Aaron et à ses fils, en disant : C’est ici la loi de l’holocauste. C’est l’holocauste : il sera sur le foyer sura 2a ou : C’est l’holocauste parce qu’il brûlera sur. l’autel toute la nuit jusqu’au matin ; et le feu de l’autel brûlera sur lui. 3 Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendreb 3b cendre qui contient des chairs brûlées, et non de la cendre ordinaire. de l’holocauste que le feu a consumé sur l’autel, et la mettra à côté de l’autel ; 4 et il ôtera ses vêtements, et revêtira d’autres vêtements, et il emportera la cendre hors du camp en un lieu pur. 5 Et le feu qui est sur l’autel y brûlera ; on ne le laissera pas s’éteindre. Et le sacrificateur allumera du bois sur ce [feu] chaque matin, et y arrangera l’holocauste, et y fera fumer les graisses des sacrifices de prospérités. 6 Le feu brûlera continuellement sur l’autel, on ne le laissera pas s’éteindre.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
6.8 à 7.38 Lois indiquant spécialement les fonctions des sacrificateurs et leur part dans les sacrifices.
Huit prescriptions supplémentaires dont six sont adressées aux sacrificateurs ou les concernent, tandis que les deux dernières (7.23,29) sont adressées aux Israélites en général. Malgré ces deux dernières, on peut dire d'une manière générale que nous avons ici un recueil à part dont l'auteur s'est placé au point de vue des sacrificateurs et non plus, comme dans les cinq premiers chapitres, au point de vue des personnes qui offraient les sacrifices. Chacune de ces prescriptions renferme soit cinq, soit dix articles (voir Exode 21.1).
8 à 13 La loi de l'holocauste.
L'holocauste occupe, comme précédemment, la première place ; seulement il ne s'agit ici que de l'holocauste perpétuel et public (Exode 29.39-40).
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Foyer. Au dire de la tradition, il y avait sur l'autel plusieurs piles ou foyers distincts ayant chacun sa destination ; l'un était spécialement affecté à la conservation du feu sacré et peut-être aussi à l'offrande de l'holocauste. Le feu pouvait n'être entretenu durant la nuit qu'à cette seule place.
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Quand approchait l'heure de l'holocauste du matin, il fallait nettoyer la place et éloigner les cendres grasses, résidu de l'holocauste de la veille. Le sacrificateur, désigné par le sort pour cette fonction particulière, devait s'en acquitter revêtu des vêtements officiels (Exode 28.40-43). Lorsque le moment était venu de transporter les cendres hors du camp, il devait remettre ses habits ordinaires.
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Hors du camp. Rédaction sommaire. La cendre était d'abord déposée au lieu indiqué 1.16, à l'orient de l'autel ; puis quand il y en avait trop, elle était transportée hors du camp, en lieu pur (4.12).
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Le matin venu, il y aura encore au foyer de l'holocauste des braises pour allumer le bois de l'holocauste du matin, ainsi que pour faire fumer les graisses des sacrifices d'actions de grâces qui pourront être offerts ce jour-là. Il paraît par ce verset qu'à l'holocauste journalier pouvaient être joints des sacrifices d'actions de grâces et probablement sur la même pile particulière.
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
On a pensé que cette loi, dont la date n'est pas indiquée, se rapportait à l'entretien du feu céleste qui descendit sur l'holocauste le jour de l'installation d'Aaron (9.24). Mais nous verrons à ce passage que cette opinion n'est pas admissible. Le vrai motif pour lequel on ne devait pas laisser éteindre le feu, est qu'il était le symbole visible du culte ininterrompu que le peuple doit rendre à son Dieu. On trouve un usage semblable chez plusieurs peuples anciens.
Sans s'éteindre. Pas même le jour du sabbat, ni pendant la marche, bien que l'autel d'airain fût emballé comme les autres objets sacrés. La tradition nous apprend qu'en voyage on couvrait les braises d'une espèce de garde-feu. Comparez Nombres 4.13.
7 Et c’est ici la loi de l’offrande de gâteau : [l’un] des fils d’Aaron la présentera devant l’Éternel , devant l’autel. 8 Et il lèvera une poignée de la fleur de farine du gâteau et de son huile, et tout l’encens qui est sur le gâteau, et il fera fumer cela sur l’autel, une odeur agréable, sonc 8c c.-à-d. : de l’offrande. mémorial à l’Éternel . 9 Et ce qui en restera, Aaron et ses fils le mangeront ; on le mangera sans levain, dans un lieu saint ; ils le mangeront dans le parvis de la tente d’assignation. 10 On ne le cuira pas avec du levain. C’est leur portion, que je leur ai donnée de mes sacrifices faits par feu. C’est une chose très sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice pour le délit. 11 Tout mâle d’entre les enfantsd 11d ordin. : fils. d’Aaron en mangera ; [c’est] un statut perpétuel en vos générations, [leur part] des sacrifices faits par feu à l’Éternel : quiconquee 11e ou : tout ce qui ; ici et v. 20. les touchera sera saint.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
14 à 18 La loi de l'oblation.
Il était stipulé 2.2,3,9,10 que sur toute oblation il y avait deux parts à prélever, l'une pour l'Eternel, l'autre pour les sacrificateurs. Sur la première, voir 2.2 : c'était la totalité de l'encens et une fort petite quantité de fleur de farine (ce que l'on en peut prendre avec les trois doigts du milieu).
Devant l'Eternel, devant l'autel. L'expression devant l'autel semble désigner le côté où l'on y monte (Exode 27.1, note). Mais, comme l'autre expression : devant l'Eternel, désigne l'ouest, le côté tourné vers le sanctuaire, les rabbins, combinant ces deux données, fixent la place réservée à l'oblation à l'angle sud-ouest de l'autel.
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le parvis : au lieu souvent indiqué par les mots : à la porte de la Tente d'assignation ou à côté de l'autel (10.12).
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Tout mâle. Cette offrande était sacro-sainte. Les femmes de la famille d'Aaron n'étaient admises qu'aux repas de sainteté d'un caractère secondaire (actions de grâces).
Part perpétuelle. Voir 7.34
Sera saint. On a cru souvent que ces mots signifiaient que, pour pouvoir toucher à ces aliments, il fallait être déjà saint (consacré). Mais l'expression signifie plutôt : deviendra saint par cet attouchement, sera mis par là en état de consécration et obligé, par conséquent, de servir dans le sanctuaire, s'il ne s'affranchit pas de cette obligation par un rachat de la nature de ceux qui sont prévus au chapitre 27. Plusieurs pensent aussi que cette consécration forcée impliquait la soumission à toutes les conditions de la vie sacerdotale, ce qui entraînait bien des conséquences gênantes dans le cours de la vie ordinaire.
C'est d'après notre passage que doit être expliquée l'expression semblable Exode 29.37-30.29
12 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 13 C’est ici l’offrandef 13f héb. : corban, dérivé du verbe traduit par : présenter. d’Aaron et de ses fils, qu’ils présenteront à l’Éternel , le jour de son onction : un dixième d’épha de fleur de farine, en offrande de gâteau continuelle, une moitié le matin, et une moitié le soir. 14 Elleg 14g c.-à-d. : l’offrande. sera apprêtée sur une plaque avec de l’huile ; tu l’apporteras mêlée [avec de l’huile] ; tu présenteras les morceaux cuits du gâteau en odeur agréable à l’Éternel . 15 Et le sacrificateur d’entre ses fils qui sera oint à sa place, fera cela ; [c’est] un statut perpétuel : on le fera fumer tout entier à l’Éternel . 16 Et tout gâteau de sacrificateur sera [brûlé] tout entier ; il ne sera pas mangé.
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
19 à 23 La loi de l'oblation des grands sacrificateurs ; complément du chapitre 29 de l'Exode.
Dans le texte, ce morceau n'est pas plus que le précédent et le suivant appelé une loi ; c'est une simple prescription qui se rapporte non à tous les sacrificateurs descendant d'Aaron, mais aux souverains sacrificateurs qui seront appelés à lui succéder selon l'ordre de primogéniture ; comparez verset 20 : le jour où on l'oindra. Il n'y a donc aucune contradiction entre l'expression d'oblation perpétuelle (verset 20) et celle-ci : le jour où on l'oindra. Cette oblation devait être offerte le jour de l'installation de chaque nouveau grand sacrificateur et continuer matin et soir jusqu'à sa mort.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Le Jour où, pour : au temps où. Car la cérémonie d'installation durait une semaine.
Un dixième d'épha : deux à trois litres (5.11) ; la moitié pour le matin, la moitié pour le soir.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
A l'état de friture. Le mot employé ici ne se retrouve que 7.12 et 1Chroniques 23.29 ; il semble indiquer que cette fleur de farine doit être toute pénétrée d'huile, tournée et retournée dans le liquide. Cette abondance d'huile est significative dans l'oblation du souverain sacrificateur. Il y en avait, mais en moins grande abondance, dans les oblations ordinaires (2.1-2). Il n'y en avait point dans les offrandes pour le péché (5.11).
En morceaux. Le mot hébreu ne se trouve qu'ici.
Comme offrande divisée. On a supposé que cette division en morceaux devait correspondre au partage qui était fait de l'holocauste en ses pièces (1.8), ou bien qu'il s'agissait d'obtenir un mets analogue à l'un des aliments favoris des Orientaux d'aujourd'hui (voir à 2.7). La tradition dit que les morceaux devaient avoir la grosseur d'une olive moyenne. Mais d'un usage que nous trouvons dans le culte du second temple, après l'exil, ressort une explication plus convenable. Le souverain sacrificateur apportait chaque matin un dixième d'épha de fleur de farine, le partageait exactement en deux moitiés avec chacune desquelles il faisait six gâteaux, ce qui, comme les douze pains de proposition, correspondait au nombre des douze tribus d'Israël (comparez les six noms sur chacune des deux pierres d'onyx) ; puis il les cuisait légèrement (c'est peut-être là le sens du mot que nous avons rendu par en morceaux et que d'autres rendent par à moitié cuit). Il les partageait en deux moitiés et les brûlait, et le soir de même.
Il paraît d'après cela que, lors même que le grand sacrificateur offrait, cette oblation à ses propres dépens (Josèphe, Antiquités Judaïques 3.10.7) 1 il l'offrait, non comme simple particulier, mais comme représentant des douze tribus.
Sera consumée tout entière. Evidemment le sacrificateur ne doit rien manger d'une oblation qu'il offre pour lui-même. Le mot employé (calil) est synonyme d'holocauste ; il se retrouve dans la langue des Phéniciens et des Carthaginois, tandis que celui qui désigne l'holocauste (ôlah) est propre à l'hébreu.
17 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 18 Parle à Aaron et à ses fils, en disant : C’est ici la loi du sacrifice pour le péché : au lieu où l’holocauste sera égorgé, le sacrifice pour le péché sera égorgé devant l’Éternel : c’est une chose très sainte. 19 Le sacrificateur qui l’offre pour le péché le mangera ; on le mangera dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d’assignation. 20 Quiconque en touchera la chair sera saint ; et s’il en rejaillit du sang sur un vêtement, ce sur quoi le sang aura rejailli, tu le laveras dans un lieu saint ; 21 et le vase de terre dans lequel il a été cuit sera cassé ; et s’il a été cuit dans un vase d’airain, il sera écuré et lavé dans l’eau. 22 Tout mâle d’entre les sacrificateurs en mangera : c’est une chose très sainte. 23 Nul sacrifice pour le péché dont le sang sera porté dans la tente d’assignation pour faire propitiation dans le lieu saint, ne sera mangé ; il sera brûlé au feu.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
24 à 30 La loi du sacrifice pour le péché.
C'est ici un complément du chapitre 4, en cinq articles. Après l'holocauste et l'oblation, il semble, d'après le chapitre 3, que c'est le sacrifice d'actions de grâces qui devrait suivre. Mais il y a beaucoup plus à dire sur ce dernier (le supplément est de dix articles) ; c'est pourquoi sans doute il est placé à la fin (7.11-21).
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le lieu. Voir 1.11. Ce verset est la reprise de 4.24,29,33.
Chose très sainte. Ainsi sont qualifiées les offrandes qui entrent dans un contact immédiat avec Dieu et qui acquièrent par là une sainteté supérieure. Ce sont les pains de proposition (24.9) et le parfum (Exode 30.36), qui appartenaient en quelque sorte au sanctuaire lui-même ; puis les victimes des sacrifices pour le péché et de réparation (6.25,29 ; 7.1,6 ; 10.17 ; 14.13 ; Nombres 18.9), qui étaient immolées près de l'autel (1.11 ; 14.13) ; enfin l'oblation, dont une partie paraissait sur l'autel (2.3,10 ; 6.10 ; 10.12).
Sans doute, l'holocauste était aussi une chose très sainte ; mais cela n'est pas indiqué, parce qu'il n'était point nécessaire de faire ressortir cette qualité à l'égard d'une victime qui, étant brûlée tout entière, n'était exposée à aucune profanation.
Remarquons encore que les choses très saintes ne pouvaient être mangées que par des sacrificateurs, à l'exclusion de leurs femmes, et cela en lieu saint (dans le parvis) et en état de pureté. De plus, les oblations qui accompagnaient les sacrifices très saints devaient être sans levain, tandis que le levain et le miel étaient admis pour les oblations de prémices (2.12).
Simplement saintes sont les offrandes qui n'entrent pas en contact aussi direct avec Dieu : les sacrifices d'actions de grâces (7.31 ; 10.14-15 ; 23.20 ; Nombres 6.20 ; Exode 29.27-28) ; les premiers-nés du bétail (Nombres 18.15 etc) ; les prémices (Nombres 18.12-13) ; les dîmes (Nombres 18.26 ; 27.30) ; enfin ce qui avait été voué (Nombres 18.14). Aucun de ces dons ne pénétrait jusque dans le sanctuaire, ni même, abstraction faite du sang et de la graisse des sacrifices d'actions de grâces et des premiers-nés, jusque sur l'autel. Tous les descendants d'Aaron, hommes et femmes, pouvaient manger des choses simplement désignées comme saintes (10.14 ; 22.10 ; Nombres 18.11,19), à la condition d'être en état de pureté (22.3, etc.), et que ce fût en lieu pur (10.14).
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
La mangera. Le souverain sacrificateur n'était pas seul à manger la chair de ce sacrifice. Tous les sacrificateurs purs et de service avec lui avaient droit à ce repas ; et cela devait être, puisque, selon la tradition, la consommation de ce sacrifice, comme des sacrifices d'actions de grâces (7.15), devait se faire le jour même, ce qui eût été impossible si un seul homme eût dû la manger. Comparez Nombres 18.9-10
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Sera saint. Voir à verset 18.
S'il en rejaillit... Le sang de la victime du sacrifice pour le péché était tellement saint que pas une goutte de ce sang ne devait entrer en contact avec ce qui était profane.
Tu le laveras : toi, Aaron. Un laïque ne peut toucher ce sang.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
La terre cuite, non vernie, est poreuse et s'imprègne des sucs de ce qui y est cuit. Mais le métal peut se nettoyer complètement.
Tout ceci ne s'applique qu'aux sacrifices pour le péché offerts pour un membre du peuple (4.22-35). Quant à ceux que le sacrificateur offrait pour lui-même ou pour l'assemblée (4.3-21) la chair devait en être brûlée en lieu pur et non mangée (voir verset 30 et note 5.13).
On doit conclure de ce verset qu'il y avait dans le parvis des foyers ou des fours et des ustensiles pour cuire la viande. C'est ce que confirment Ezéchiel 46.20-24 ; Zacharie 14.20-21, etc.