Musaraigne, d'après les versions grecque et latine ; d'après la tradition juive, ce serait le hérisson.
Taupe : d'après les mêmes versions, ce serait le caméléon ; d'après d'autres, la grenouille, à cause du nom de koach, qui rappelle le nom grec de cet animal. Mais cette dernière supposition est erronée, car la grenouille a en hébreu un nom différent. Elle était d'ailleurs un animal pur, et le mot koach, signifiant force, ne doit pas être pris pour une onomatopée imitant le cri de l'animal. La notion de force convient bien à la taupe.
Salamandre. Ici encore, on en est réduit à des conjectures sur l'animal désigné dans le texte et dont le nom ne se retrouve nulle part dans la Bible. La description qu'en donne la tradition juive ne suffit pas à le déterminer ; mais elle renferme un trait intéressant : c'est un animal dans les ufs duquel le blanc et le jaune ne sont pas bien distincts, ce qui, dans l'esprit de la loi, doit le faire envisager comme impur.
Colimaçon. On ne sait comment entendre le mot que nous rendons ainsi. Notre traduction a pour elle des autorités respectables, mais on est étonné de rencontrer ce mollusque au milieu de reptiles qui tous ont des pattes et marchent plutôt qu'ils ne rampent.
Caméléon : voir verset 18. Ici encore rien de certain. L'incertitude que la tradition juive elle-même éprouve en face de la plupart des noms qui précèdent, est une preuve de leur haute antiquité.