29 à 38. Les animaux qui se traînent sur la terre.
Il n'est encore parlé ici que de la souillure qui résulte de leur attouchement. Au verset 41 seulement viendra la défense d'en manger, car l'idée de s'en nourrir est peu naturelle, tandis qu'il peut arriver facilement de les toucher. Huit espèces de reptiles seulement sont indiquées comme impures, et ce sont les plus grosses. Car ici, comme pour les oiseaux, il est fait abstraction des espèces les plus petites ; autrement la loi eût été inapplicable. Ces huit espèces sont déclarées spécialement souillées parmi les animaux de cette classe (verset 31). Au reste, la plupart des animaux dont il va être question ne sont pas des reptiles proprement dits, mais seulement des animaux à pieds courts, dont la marche ressemble à un rampement et qui occupent un degré inférieur dans l'animalité. Les véritables reptiles sont désignés au verset 42.
Belette. Quelques-uns traduisent par taupe ; mais l'étymologie (celle qui se glisse) fait plutôt penser à la belette, qui, d'ailleurs, dans le Talmud, porte un nom très semblable à celui que nous avons ici.
Souris : voir 1Samuel 6.5 ; Esaïe 66.17
Lézards, d'après toutes les anciennes versions. Le Talmud voit ici le crapaud, à cause de l'étymologie qui fait penser à un animal au ventre enflé.