Littéralement : Tous ceux d'entre les grands quadrupèdes dont le sabot est partagé et présente une fissure et qui font remonter la trituration.
De ces trois caractères les deux premiers ne paraissent pas différer ; le second sert uniquement à préciser le premier : le sabot partagé par une fissure complète, allant jusqu'à la base. C'est par cette raison que dans ce qui suit ces caractères sont ramenés à deux : voir en particulier le verset 4. Ces deux traits ne sont pas de simples signes au moyen desquels le législateur veut qu'on reconnaisse les quadrupèdes dont il est permis ou interdit de manger ; ils ont tous deux une signification et une valeur intrinsèque. Pour le premier (le mode de locomotion), voir note verset 4. Quant au second (le mode de digestion), il est permis de penser que les ruminants, qui ne se nourrissent pas de la chair d'autres animaux et qui s'assimilent, par une trituration plus complète, la nourriture végétale, appartiennent à un domaine de vie plus élevé que les non ruminants.
Les animaux qui réunissent les deux caractères mentionnés et qui ne sont pas nommés ici, sont, d'après Deutéronome 14.4, au nombre de dix : le buf, la brebis, la chèvre, le cerf et la gazelle ; le daim, le bouquetin, l'antilope, le buf sauvage et la chèvre sauvage. (Pour la détermination de ces cinq dernières espèces, voir Deutéronome 14.5)