Il appuiera sa main sur la tête... C'est ici le premier acte du sacrifice. L'imposition des mains est toujours le symbole d'une transmission, et le sens de ce symbole est de constituer celui qui en est l'objet le représentant, sous un rapport quelconque, de celui qui l'accomplit à son égard. Ainsi, lorsque Moïse impose les mains à Josué (Nombres 27.23), c'est le symbole de la transmission de sa charge de conducteur du peuple de Dieu ; lorsque les pères de famille israélites imposent les mains aux Lévites (8.10), c'est pour représenter la transmission qu'ils font à ceux-ci du devoir de leurs fils aînés de s'employer an service du sanctuaire ; lorsqu'Aaron au jour des Expiations pose les mains sur la tête du bouc en confessant sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël, et les met sur la tête du bouc (Lévitique 16.21), l'interprétation du symbole est donnée dans ce passage même. Il en est de même dans le Nouveau Testament ; ainsi, lorsque les apôtres imposent les mains aux sept élus de l'Eglise de Jérusalem (Actes 6.6), c'est pour se décharger sur eux d'une fonction qu'ils avaient remplie eux-mêmes jusque là ; ou quand Paul et Barnabas imposent les mains aux Anciens élus comme pasteurs des églises de Lystre et de Derbe, c'est pour leur transmettre la direction de ces églises qu'ils avaient fondées et dirigées dans les premiers temps. Ainsi donc, dans le cas de l'holocauste, l'Israélite par cette cérémonie consacre la victime pour que, par son entière combustion, elle représente la consécration qu'il va faire de sa personne à son Dieu.
Sera acceptée..., littéralement : sera acceptée avec satisfaction. L'expression dit plus que le terme de sacrifice d'agréable odeur.
Pour faire propitiation. Cette expression montre que dans l'holocauste à la notion de consécration se joignait encore celle d'expiation. Non que l'holocauste se rapportât, comme le sacrifice pour le péché, à quelque faute particulière à expier ; mais chaque fois que l'homme s'offre lui-même à Dieu, il est impossible que la conscience de son état général de péché ne se réveille pas chez lui et que, dans un moment si solennel, il ne sente pas le besoin de se décharger, sur la victime qu'il présente à Dieu à sa place, de tout le fardeau de péché qui l'accompagne jusque dans l'acte saint qu'il accomplit.
Nous avons traduit exactement par appuiera, an lieu de posera ; les rabbins paraphrasent en disant : de toute sa force.