Quand quelqu'un d'entre vous... poussé par un besoin de consécration et d'expiation.
Les directions données dans les trois premiers chapitres sont la réglementation de sacrifices dès longtemps en usage et qu'Israël offrait spontanément à son Dieu. Au chapitre 4, Dieu en instituera qui n'existaient pas encore et qui auront un caractère absolument obligatoire ; dans ces derniers le choix de la victime ne sera pas non plus laissé à la volonté de l'Israélite.
Une offrande, en hébreu korban, c'est-à-dire don. Cette expression est la plus générale de toutes celles qui servent à désigner les offrandes avec lesquelles les Israélites se présentaient devant Dieu ; elle comprend tous les sacrifices proprement dits, sanglants et non sanglants, volontaires ou obligatoires, puis aussi les prémices (2.12) et les dons en argent (Nombres 7.13).
Le verbe hébreu karav, d'où vient le mot korban, signifie s'approcher. Le peuple ne pouvait s'approcher de son Dieu qu'en lui présentant une offrande, car en Orient on n'aborde jamais un grand sans lui offrir quelque présent. (Exode 34.20 ; Deutéronome 16.16).
Du bétail. Le tour de la phrase suppose que, quand on fera une offrande, ce sera avant tout un don d'animal.
D'après les prescriptions qui suivent, la victime ne pourra être choisie que parmi les animaux domestiques, et seulement parmi ceux d'entre eux qui peuvent servir de nourriture (bufs, moutons et chèvres). Les cerfs, gazelles et daims sont donc exclus, quoi qu'on pût les manger (Deutéronome 14.5), parce qu'ils n'étaient pas domestiques ; les chameaux et les ânes sont également exclus, quoiqu'animaux domestiques, parce qu'on ne pouvait les manger.
On comprend le motif de cette prescription. Pour qu'il y eût vraiment sacrifice les victimes devaient premièrement être la propriété familière de l'Israélite, et deuxièmement appartenir à la classe des aliments dont il aurait pu se nourrir lui-même.